D'un côté, Jean-Michel Javaux, la
quarantaine, candidat bourgmestre à Amay, se reconvertit en
consultant d'une société productrice d'électricité verte (soit tout à fait dans son domaine de compétence) et envisage de
prendre la direction de Meusinvest, active dans le développement des
PME en région liégeoise. Deux postes dans le privé, dans des
domaines où l'action politique et l'expérience de l'ancien
co-président d'Ecolo peut justifier une plus-value.
De l'autre côté, Michel Daerden, 63
ans, fortune faite grâce à son cabinet de réviseurs et ses
multiples cumuls de mandats publics, candidat bourgmestre à St-Nicolas, se
voit décerner un titre de CEO d'une société anonyme fabriquée
bien à propos sur les fonds d'une intercommunale publique gérée
par un de ses anciens lieutenants.
En caricaturant un peu, d'un côté, quelqu'un qui
se reconvertit dans un vrai travail visant à continuer ses activités
de promotion de sa région et ses convictions dans les énergies durables et de
l'autre, quelqu'un qui amasse encore un peu plus de sous (dont il n'a
pas vraiment besoin) en allant à l'encontre des valeurs que son idéal socialiste devrait prôner, comme patron dans une société dont la plus-value de
l'existence reste à démontrer.
Alors, quand certains traitent des
« reconversions politiques », je pense qu'il faut pouvoir
faire la différence entre les cas et creuser un peu plus au delà de
l'effet d'annonce. En effet, l'aura politique aura joué dans les
deux cas mais la comparaison s'arrête là en ce qui me concerne.
Tout à construire et de vrais résultats mesurables attendus pour l'un face à une énième place à pognon dont l'opacité des
actions nous semble déjà promise pour l'autre.
Bref, il y a sans doute reconversion
politique et reconversion politique et ce serait bien de le signaler
parfois mais ce n'est - une fois de plus - qu'un avis personnel basé sur ce que j'ai lu dans les médias...
1 commentaire:
On peut voir ça autrement : Javaux se positionne dans 2 domaines pour lesquels il n'a aucune compétence, ayant été un cabinettard toute sa vie. Il sera "consultant" pour faire profiter de son aura (parce qu'il n'y connait rien en renouvellable, que les mythes et dogmes écolos érigés en "vérités") une "société d'énergie renouvellable" donc jamais rentable et bouffeuse de subsides (que le Javaux va aider à obtenir), et en même temps, en réponse à je ne sais quel marchandage politique, il va devenir directeur de Meusinvest dans un domaine (économique et les PME) qu'il ne connait pas, et va surement apporter un beau tas d'irrationel écolo-bobo dans cette respectable institution.
Et on peut aussi souligner le magnifique conflit d'intérêt entre "Consultant" pour une PME et directeur d'un fonds public de financement de PME...
De l'autre, on avait Daerden (que je n'apprécie pas non plus) que l'on tapait dans une voie de garage, mais dans un domaine qui était au moins le sien : La gestion d'actifs finaciers.
Adpete du bon sens, tu disais? ;-)
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