08 juin 2016

Entré dans la 45ème année!

J’ai donc mis un pied dans cette 45ème année hier et je remercie tous ceux qui m’ont souhaité cet anniversaire sur Facebook ou ailleurs :)

Je fais revivre ce blog juste une fois pour placer cette petite réflexion personnelle pour les lecteurs plus courageux ou ceux qui ont du temps à tuer.  En effet, une petite introspection s'impose avant d'arriver au nombre rond de l'an prochain que l'on marque souvent comme un tournant: ce serait peut-être un bon moment pour s'arrêter et réfléchir sur le « sens de la vie » mais sur quelles bases?
 
J’ai l’impression d’avoir dépassé le point où l’on peut plus souvent dire que « c’était mieux avant », que ce soit simplement au niveau de la forme physique ou de celui d’espérer pouvoir changer quelque chose au monde qui nous entoure.

L’avenir ne me parait pas radieux pour les peuples privilégiés que nous sommes/étions : l’Homme (moins la Femme mais on lui demande trop peu son avis) évolue vers plus de violence, plus de rejet de l’autre, plus d’égoïsme, plus de dogmes irréfléchis et par conséquent moins de rationalisme.
A-t ’il pour autant tort sur ce dernier point ? Je me pose parfois ce cas de conscience : il est de bon ton de se dire que celui qui se préoccupe plus du bien-être d'autrui que du sien est "meilleur" mais pour l’athée que je suis, celui qui aura le plus "profité égoïstement" de son temps sur terre - même s'il ne sera pas le "meilleur" des deux - n'aura-t'il pas gagné à la fin quand tous seront retournés à la poussière?

La race humaine s’interdit - sur base de bons principes que mon humanisme veut défendre - d’accepter une autorégulation et l’acceptation de principes darwiniens qui permettraient pourtant à la nature de compenser le mal que l'humain lui fait.  C’est un bienfait à court terme pour les privilégiés que nous sommes, mais c’est catastrophique à l’échelle de la planète pour la dégradation des conditions de vie de l’ensemble (surpopulation, diminution des ressources disponibles, diminution de la résistance moyenne, etc.).

Le monde du travail quant à lui me semble évoluer de plus en plus vers la mise en avant des intérêts particuliers et son corollaire, la vision à court terme.  Ceci fait passer au premier plan des valeurs faisant fi de toute raison, intelligence voire esprit du bien commun.  Et ce constat, je le fais aussi bien pour le secteur privé que pour le service public, où les carrières personnelles de personnes "à responsabilités" les amènent aux mêmes dérives que dans les sociétés où l’argent mène le jeu en toute "transparence".

Pour beaucoup, je serai sans doute négatif et pessimiste.  Parfois, j’essaie de me convaincre qu’un autre monde est possible et que les "changeurs de monde" ont raison, mais à chaque fois, je retombe à l'occasion de l'un ou l'autre fait divers sur la vrai nature de l’Homme depuis la nuit des temps et je doute.

A force d'être vaincu par ces moulins à vent qui n’en avaient rien à faire de l’évolution vers un monde meilleur (mais pour qui?), trop intéressés à défendre leurs dogmes « de gauche », leurs dogmes « de droite », leur dogmes « religieux » ou simplement à se regarder le nombril en comptabilisant leurs biens et propriétés, j’en deviens sans doute amer.
Il me reste un an pour réfléchir sur tout ceci...
Et puis, les diables rouges vont peut-être être champions d'Europe...

Et encore merci pour tous vos vœux :)

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Pour ma part je pense que, pour mener une réflexion positive sur ce que l'on peut/pourrait faire, il est nécessaire de commencer par une énumération de ce qui ne va pas, de ce qui a été tenté.