16 juin 2015

Le CEB: un socle minimal bradé?

Cette année, je suis confronté au CEB via la plus grande de mes filles.
CEB veut dire "Certificat d'Études de Base". Si on lit derrière le nom, on peut supposer que le but de cette évaluation est de déterminer si un élève possède les savoirs de base pour accéder au niveau supérieur.

Un savoir de base à ce niveau, c'est savoir lire (et comprendre), savoir calculer ou encore savoir écrire.
Il y a un débat quant à savoir si le CEB serait trop facile. Le but de ce certificat est de valider que les BASES sont acquises. Il est donc normal - en ce qui me concerne - que l'on ne valide que les bases et donc, que l'on n'aille pas très loin dans la complexité des choses.
Par contre, un autre débat en cours sur la valeur minimale à obtenir me pose plus question. Un enfant qui obtiendrait 50% sur un examen qui valide ses connaissances de base doit-il pouvoir aller plus loin?
  • Peut-on accepter qu'un chirurgien ne risque d'estropier qu'un patient sur deux? 
  • Peut-on accepter qu'un pompier ne puisse éteindre qu'un feu sur deux? 
  • Un journaliste peut-il ne valider ses informations qu'une fois sur deux? 
  • Un prof de français peut-il ne faire qu'une faute d'orthographe ou deux par phrase? 
  • Un prof de math peut-il ne se tromper qu'une fois sur deux quand il démontre un théorème?
  • etc. etc...
On parle ici de valider les connaissances de BASE. Soit le strict minimum pour s'en sortir à l'échelon suivant, après 6 années de formation. En ce qui me concerne, on peut accepter un pourcentage limité lié au stress, à une formation incomplète ou au facteur "pas de chance" qui peut arriver à tout élève.  70% semble dès lors le strict minimum à obtenir dans toutes les bases testées.
En laissant passer à l'échelon des élèves qui n'ont pas les bases nécessaires pour s'en sortir, je ne comprends pas quel but les élites décisionnelles cherchent à atteindre.
Ne vaudrait-il pas mieux préparer une année "de transition" qui permettrait de corriger les lacunes tout en mettant déjà l'élève dans les conditions du secondaire?

Je n'ai pas la réponse à ces questions, mais ce qui est certain, c'est que si votre enfant réussit son CEB avec 51% dans toutes les branches, je ne vous conseille pas de le fêter, mais bien de préparer sérieusement de quoi lui permettre de s'accrocher l'an prochain et de quoi renforcer là où ses points sont plus faibles, sinon, préparez-vous à l'échec et il ne faudra pas lever les yeux au ciel et en vouloir au monde entier quand cela arrivera, ce ne sera que logique!

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