01 mars 2015

Mon avis sur le cas De Decker

Je n'ai plus confiance dans les hommes politiques qui ont du pouvoir, ont grandi dans des familles où l'on ne doit plus apprendre à "gagner sa vie", ou cumulent avec des métiers où l'enrichissement peut demander de mettre ses valeurs "en sommeil".
Le pouvoir (et l'argent qui va avec) corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument.
Entendre les copains MR de De Decker expliquer que gagner des sommes indécentes venant d'une personne "sulfureuse", ce n'est pas grave (parce que c'est de l'argent privé et que seul le client peut se plaindre du prix payé), c'est démontrer au pire qu'ils n'ont pas beaucoup réfléchi à la situation et au mieux qu'ils se couvrent, ce qui est inacceptable.

Le problème n'est pas ce que ce soit de l'argent public ou privé.  Je vois de prime abord deux points litigieux dans sa défense:
- D'un côté, un homme ne peut décemment pas cumuler autant d'heures de travail et fournir de la qualité.  Vouloir le faire croire, c'est mentir. Soit il est payé rubis sur l'ongle pour un travail que d'autres font, soit pour un travail bâclé qu'autre chose permet de valoriser.
Il serait sage que l'on remettre en doute TOUS les cumuls sur base du temps estimé pour un job via l'expérience de tous ceux qui l'ont fait (et pas seulement ceux qui auraient intérêt à le minimiser). Par exemple, il n'est pas acceptable que pour cause de cumul, les députés soient absents des chambres de décision si cela fait partie du travail pour lequel ils sont payés.
- D'un autre côté, il n'était peut-être pas capable de changer la loi seul comme il s'en défend, mais il est tout à fait possible qu'il l'ait laissé croire, ce qui est encore plus honteux.  S'il a fait quelque chose pour mériter de telles sommes en utilisant sa fonction, c'est inacceptable et s'il n'a rien fait pour faire changer la loi mais qu'il a fait croire à son influence pour demander des honoraires exorbitants, c'est de la malhonnêteté professionnelle.

En résumé, je n'avais déjà plus beaucoup d'espoir dans la politique, j'en ai encore moins.
Ils ne sont peut-être pas foncièrement malhonnêtes ou de mauvaise foi mais j'ai de plus en plus l'impression que tout qui a touché au pouvoir n'en sort pas indemne: ils vivent dans un autre monde où l'argent n'a pas la même valeur et où l'éthique n'a pas le même sens que nous.  Que nous reste-t-il comme choix en tant qu'électeur? Des partis qui acceptent de couvrir des comportements à tout le moins dysfonctionnants, des partis dogmatiques ou des partis extrémistes... On n'est pas sauvé!

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