24 février 2015

J’en veux (toujours) à Ecolo....

Sous l’époque Javaux et ses co-présidentes (Isabelle Durant et Sarah Thurine) puis juste après, un momentum s’est présenté. 
Tout était en place pour faire changer la Wallonie. Le PS n’était plus en odeur de sainteté à cause d’affaires récurrentes et médiatisées tandis que le cdH n’était plus là que pour maintenir certaines baronnies locales et certains mandats.

Ecolo aurait pu changer la donne en Wallonie en étant une véritable alternative. 
D’abord en mettant le PS hors du gouvernement, ce qui aurait (peut-être) permis de mettre en place plus facilement une meilleure gouvernance (bien que l’on m’ait assuré que tout n’était pas entre leurs mains, ce que je peux entendre). 
Ensuite, je reste persuadé qu’à un moment où une partie de la population voyait ce parti comme une alternative aux pratiques politiques classiques, il était possible de conquérir un électorat centriste en choisissant de pousser des décisions sur base moins idéologiquement « à gauche ».
Même si à posteriori, je me rends compte que cette idéologie fait partie intégrante de l’ADN d’Ecolo - comme l’écologie en fait partie – je me dis qu’il était possible de le faire autrement.  Ecolo se présentait comme un parti non dogmatique mais il a démontré qu’il l’était dans ses communications, aussi bien en voulant faire croire à l’électricité gratuite qu’en voulant imposer des choix « durables » sans l'expliquer avec plus de pédagogie aux citoyens lambda.
En faisant de l’idéologie, les écolos se sont affaiblis et se sont fait éjecter du pouvoir par le citoyen déçu des espoirs mis en eux. 
Et maintenant, les éoliennes passent à la trappe sans alternative réelle, le photovoltaïque est moribond, les centrales repartent avec sparadraps et la bonne gouvernance redevient un fantôme qui ne verra sans doute jamais le jour.

Je leur en veux car pour la Wallonie, c’est direction le mur sans compromission pour satisfaire l’égo des petits barons et des mandataires qui vivent grâce au « on a toujours fait comme ça ».
La seule sortie de la pauvreté galopante ne pourra se faire que comme en Flandre, via une opposition extrémiste au fonctionnement actuel. Et l’extrémisme, de gauche ou de droite, ne nous mènera qu’à l’exclusion de l’autre et à la souffrance. 
Ecolo n’est bien évidemment pas le seul coupable, mais je leur en veux de ne pas avoir saisi leur seconde chance: quand on a déjà connu le crash "Francorchamps" et les "convergences de gauche", on devrait avoir compris comment marche cette démocratie malade de ses mandataires et agir pour la soigner de l'intérieur en acceptant quelques compromissions sur sa com'…

Vous me direz, "pourquoi ne pas en vouloir aux autres, ceux qui dysfonctionnent?"
Parce qu'eux, je n'attends plus rien de leur part depuis bien longtemps et ne vois aucun tressaillement qui laisserait espérer un changement...

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