24 novembre 2014

La liberté de penser a plus de valeur que le droit de grève...

Je n’ai pas fait grève ce lundi 24/11 (même si j'ai été jeté hors du bureau manu militari en matinée) et pourtant je ne suis pas d’accord avec le manque de justice fiscale dans les décisions du gouvernement Michel.
Le CD&V a raison quand il dit qu’en période de crise, ce sont ceux qui ont les épaules plus larges qui doivent faire un effort supérieur.
Et je ne parle pas ici de ceux qui ont juste un salaire plus "confortable" dans la classe moyenne mais bien de ceux qui ramassent le pactole sans trop travailler pour y arriver, comme par exemple les spéculateurs mobiliers et immobiliers, les mandataires politiques cumulards et autres patrons qui s’enrichissent sans suivre les règles éthiques de base…

Je ne serais pas contre la grève (ou en tout cas une certaine démonstration d’opposition à l’évolution du monde actuel) si elle était dirigée contre les classes dirigeantes, les décideurs politiques de tous niveaux de pouvoir qui prennent des décisions unilatérales, les élus qui utilisent les budgets publics pour leur profit indirect en en faisant payer le prix aux travailleurs, etc.
Par contre, je suis contre une grève qui ne se dirige que contre un seul gouvernement. Dans ce cas spécifique, c’est pour moi de la manipulation politique.

Je peux bien évidemment comprendre la présence de responsables syndicaux à l'entrée des lieux de travail pour informer ceux qui ne veulent pas faire la grève pour des raisons diverses et variées (besoin financier, service public, poste critique, petites structures où chaque jour compte, etc.) mais je ne peux accepter que soit renié le droit au travail ou simplement le droit à ne pas être d'accord.
Si des partisans de la NVA menaçaient des travailleurs ou des conducteurs qui ne sont pas d’accord avec eux, on parlerait de fascisme, de déni de démocratie et d’autres noms plus durs encore. 
Ce n’est pas parce qu’un homme a un sac poubelle rouge ou vert sur le dos que ses menaces, son incapacité à accepter que d’autres puissent penser et  agir autrement que lui sont plus acceptables que s'il en avait un jaune et noir.

En bref, le jour où les syndicats s’occuperont d’ennuyer les vrais responsables de nos problèmes que sont les élus de tous les niveaux de pouvoir, y compris l’européen voire le mondial tout en laissant le citoyen de base conserver sa liberté de penser et d’agir tout en mettant en avant des valeurs plus que des caricatures, ils me verront de leur côté. 

D’ici là, si des gens se sont battus pour le droit de grève, bien plus l’ont fait pour que l’on conserve la liberté de parole et d’actions (légales). Lorsqu’il y a menaces et obligation, il n’y a plus de liberté et je m’y opposerai.
Accepter qu’il faut faire le bien des gens contre leur volonté, ce n’est pas plus démocratique que ce que certains dénoncent dans le nord du pays et si on le refuse d'un côté, on ne peut l'accepter de l'autre…

2 commentaires:

caro a dit…

Ce sont les piquets de grève qui sont insupportables. Bloquer les voitures comme on l'a vu hier, c'est absolument inadmissible.

Marie a dit…

Le problème est de cibler correctement (et atteindre) les vrais responsables.