02 octobre 2014

La mondialisation nous a « tuer »….

Lundi matin, un “expert” nous expliquait dans l’émission Matin Première que l’état pourrait payer les pensions, que l’inverse n’était que « faux arguments de “la droite” pour instaurer l’austérité » et qu’il était possible d’adapter les moyens publics pour résoudre le problème.

Cet “expert” dans le monde de l’emploi et des pensions est en réalité un récent candidat socialiste aux élections qui a fait une très belle et très longue carrière dans les hautes sphères publiques (Docteur en droit, il sera passé d’employé d’un syndicat de gauche à chef de cabinet puis président de SPF, etc.).  En un mot, encore quelqu’un qui parle de l’emploi sans jamais avoir mis les pieds dans une entreprise et n’a donc qu’une vue “biaisée” de l’ensemble de l’équation.

Au même moment, on nous parlait d’une déflation de plus en plus réaliste… Je vais donc tenter une démonstration opposée à cet avis d’expert qui pourra sans doute paraître simpliste pour certains mais que j’attends toujours que l’on me démonte.

Dans une société capitaliste qu’est – que cela plaise ou pas à certains – l’Europe, il n’y a qu’une seule manière pour une majorité de citoyens élevés dans ce système de “vivre avec plaisirs”: gagner de l’argent qu’ils peuvent ensuite dépenser en biens et services via les loisirs.

Cet argent, la grande majorité l’obtient via des salaires directs ou indirects (l’indépendant ne faisant jamais que se “payer” un salaire à lui-même) qu’il obtient en produisant ou transformant des ressources.  Le reste des personnes obtient son argent de subsides ou allocations du Service public.  Ce Service public obtient quant à lui cet argent via une dette (qu’il ne peut décemment plus creuser s’il ne veut pas tuer les générations futures) qui le rend totalement dépendant et via des impôts et taxes qu’il prélève chez les entreprises et les citoyens de sa sphère de pouvoir qui produisent/travaillent ou consomment d’autres ressources.

L’autre constat qu’il est impossible de contourner est que la terre est finie et que ses ressources sont limitées. D’ici à ce que l’être humain disparaisse suite à son comportement irresponsable, il restera un gâteau de taille finie à se partager.

Dernier point de la démonstration, ce gâteau de taille finie, les anciens pays pauvres sont en train d’en prendre des parts de plus en plus grosses, cela s’appelle la mondialisation et aussi un certains rééquilibrage naturel entre les peuples.

Une seule solution cartésienne à cette équation: le niveau de vie des pays pauvres augmentera toujours plus ou moins rapidement via un transfert des activités et des productions de nos contrées vers les leurs et l’effet balancier fait que de notre côté, il diminuera toujours plus.
Bien évidemment, on ne peut pas le dire trop fort car ce serait la révolution et le risque de laisser un être humain qui n’aurait plus d’espoir se laisser aller à des comportements que la société a mis des siècles à contrôler…

A mon avis, l’espoir de certains est que cette transition vers une certaine pauvreté se fasse en douceur, sur plusieurs générations.  A ce moment, seuls certains privilégiés qui auront amassé des richesses d’ici là et ceux qui auront eu le courage de partir vivre dans les nouveaux pays en croissance pourront conserver le niveau de vie actuel.
Les autres s’adapteront car c’est ce que fait l’être humain pour survivre.

Mais cela n’empêche pas le constat: plus jamais rien ne sera comme avant dans nos contrées capitalistes pour le citoyen « moyen », et entendre des journalistes aller chercher des experts bien loin du terrain citer des énormités telles que “c’est possible, il suffit d’agir sur tel ou tel levier”, ça me semble intellectuellement malhonnête.

Notre vision de la société « riche » est déjà « morte » mais elle ne veut pas encore le reconnaître. Ça s’appelle le déni…

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