26 août 2014

Le football, ce sport rempli de dégénérés…

Mon titre est volontairement provocateur mais il représente bien ce que je commence à penser de ce sport qui était, en ce qui me concerne, sport d’exemple il y a une quinzaine d’années.

On compare toujours football et rugby en signalant que "le rugby est un sport de voyou joué par des gentlemen alors que le foot est un sport de gentlemen joué par des voyous".
Je ne connais pas assez le rugby pour le juger,  mais je suis le football depuis assez longtemps pour savoir qu’il est (gâté) pourri jusqu’à la moelle et ne s’améliore pas mais qu’en plus, le mal se répand de nouveau dans les gradins comme dans les 80s.

Gâté pourri jusqu’à la moelle ?

  • Quand une autorité accepte - sous des prétextes fallacieux alors que d’autres sports l’utilisent avec succès - de ne pas mettre en place un système vidéo qui permettrait de punir les vrais abus et calmer les énervements en objectivant les décisions, 
  •  Quand des joueurs - exemples pour toute une jeunesse - sont de mieux en mieux formés à la simulation, au mensonge voire à la violence sans véritable punition « là où ça fait mal » pour montrer l’exemple (en partant d’un Maradona, icône totalement incontrôlable dont le parcours est jonché de « cadavres sportifs » à un Joey Barton dangereux pour ses semblables en passant par des joueurs d’une récente équipe de France dont le QI donnait parfois l’impression de tenir dans un thermomètre),
  • Quand le trucage de matchs et l’achat d’évènements commencent à être abordés avec aussi peu surprise que le dopage dans le cyclisme,
  • Quand l’organisation d’un mondial oblige la mort d’ouvriers ou l’épuration de quartiers pour « faire joli »,
  • Ou simplement quand des joueurs gagnent sur leur carrière de quoi refinancer des pays où des milliers de personnes meurent de faim,
  • Etc...

On peut se dire que pour ne pas tuer un sport qui se dit « populaire », on n’empêchera jamais à une minorité de cons violents d’aller au stade, ni de boire sans modération (avant le match si nécessaire) et donc, on peut difficilement éviter tous les comportements inacceptables sans changer les fondements du supporter.  J'ai pourtant l'impression qu'avant, ils se battaient majoritairement entre eux et que simplement, de temps en temps, le darwinisme faisait son travail.
Depuis le drame du Heysel, les responsables du sport semblaient avoir compris et avoir mis en place des outils de réaction aux abus. 

Passage à l'acte devant ces abus?  Que nenni ! Depuis quelques années, jamais personne pour s’opposer à un « dégage enc…, fils de p.. » repris en cœur par des gamins de 10 ans lors d’un dégagement de gardien adverse ; jamais un supporter pour s’insurger contre des insultes racistes ou homophobes de ses voisins de tribune ; jamais un journaliste pour dénoncer la guerre stérile et inutile entre les « grandes équipes » quand des joueurs passent d’un club à l’autre ; jamais une véritable punition pour les lancers d’objets sur la pelouse ou l’utilisation de fumigènes dangereux ; etc.  
Non, c’est du « folklore » et  on ne s’attaque pas au folklore, même dans la partie faite par des cons.  Par contre, celui des étudiants, oui mais c’est une autre histoire…

Sur le terrain, on voit que l’exemple d’en haut est bien suivi : Suarez
En même temps, on apprend que le milieu du foot est toujours aussi sexiste 
Et maintenant, on a droit à un nouveau drame : un joueur tué par ses supporters 

De manière plus anecdotique, on se rend compte que certains dirigeants ne mettent plus en avant le sport, mais font ouvertement du business et ne s'en cachent quasi même plus.
Que ce soit dans la gestion des transferts (Qatar, Standard, etc.), des sponsors (Adidas avec les diables rouges) ou simplement du spectacle (les cochons de payeurs ont droit à des matchs d’un niveau indigne mais les prix montent toujours, que ce soit au stade ou dans les médias : toujours plus de quantité et moins de qualité).

En bref, le sport « roi » est devenu un business pur où satisfaire le « client-consommateur » passe avant la défense de valeurs universelles telles que Respect, Convivialité, Justice. Ce « sport » ne m’amuse presque plus.
Bien évidemment, lors d’un grand match, je ne peux faire abstraction de dizaines d’années de fanatisme et je repars au quart de tour mais à tête reposée, je pleure la disparition d’un exemple pour les jeunes et d’un idéal d’intégration ou de convivialité.

De quoi l’avenir du foot sera-t-il fait ? On verra bien mais quoi qu’il en soit, vu les échéances qui arrivent et qui démontreront si les valeurs prévalent sur l'argent (Mondial au Qatar, punitions de joueurs ou de clubs dont les spectateurs exagèrent, etc.), c’est maintenant ou jamais que l’on pourra inverser la tendance.

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