22 juillet 2014

Devant l'ancienne gouvernance, écolo de centre droit, lève-toi!

Il reste plus de 4 ans pour agir.
Le casting ministériel de la région wallonne et de la FWB semble le montrer: PS et CDH ne sont pas spécialement là pour changer la société dans un but de bien commun mais bien pour avoir du pouvoir, des postes et influencer la société à l'avantage de leurs membres. Ce n'est pas critiquable en tant que tel (voir mon avis sur la faiblesse humaine du politicien) mais:
  • Un ministre-président à double casquette qui a fait du bon boulot dans une ambiance délétère que l'on met "au placard" quasi sans compétence à la fédération Wallonie-Bruxelles,
  • Un ministre-président qui en 2007 ne voulait même pas d'un poste de médiation à la ville de Charleroi - satisfait de son travail dans l'ombre - devient premier wallon alors qu'il avait promis entre-temps faire de la législature communale sa seule priorité, vu le travail à faire dans sa ville,
  • Un "super" ministre qui promettait "avec son sang" à ses futurs électeurs communaux qu'il consacrerait tout son temps à sa ville, qui avait déjà si difficile à prendre sa place de capitale régionale,
  • Une ministre qui débarque du fédéral avec de nombreuses casseroles dont la plus récente - même si non avérée - serait (d'après des sources dont certaines fiables par le passé) d'avoir usé de son influence sur une école et des médias après avoir "sali" la réputation d'une jeune fille. On la retrouve à l'enseignement (sic) et à la défense de la femme (resic) (corrigé: #cestpasjoelle).
  • La fin de la double casquette que les pontes politiques mettaient en avant quand ça les arrangeait "Si l'on veut que la Communauté française soit effectivement ce lieu de rencontre, de synergies et de développement de politiques communautaires, il faut que (...) tous les ministres francophones bruxellois et tous les ministres wallons aient la double casquette".
  • Un nombre de ministres en accroissement alors que le nombre de partenaires à satisfaire diminue. En cette période de crise où l'on demande aux citoyens de se serrer la ceinture, c'est déplacé, bien que tellement prévisible: si l'austérité devait s'appliquer aux élus, ça se saurait depuis que la Wallonie est en crise...
  • Un nombre de femmes au gouvernement wallon qui s'amenuise, etc. (lire aussi l'avis de Philochar)
Il y a d'autres critiques à envisager mais on peut les résumer comme telles:
  • Les promesses des hommes politiques n'ont de valeurs que pour ceux qui y croient,
  • La bonne gouvernance n'est intéressante pour les élus qu'en tant que slogan de campagne électorale,
  • Les responsables de gauche, malgré les valeurs mises en avant en campagne électorale, sont avant tout des êtres humains faillibles et égoïstes qui ne voient que l'intérêt de leurs semblables quand les décisions difficiles sont à prendre au risque d'insatisfaction d'élus.
L'alternative politique ne sera sans doute pas le MR, qui reprend une large partie d'élus locaux qui auraient/auront (au fédéral) sans doute exactement les mêmes travers que ceux que l'on dénonce ici au niveau cumuls et placement d'amis.
L'alternative politique ne sera pas les extrémistes, qui  n'ont aucune solution réaliste ou réalisable aux problèmes actuels.

L'alternative politique serait un mouvement démocratique issu de la société civile (et pas de politiciens de métiers qui ne connaissent la réalité de terrain que via leur prisme déformateur),
L'alternative politique serait un mouvement démocratique du centre qui ne se baserait pas sur des dogmes, mais sur la réalité du cas par cas sur le terrain, où la vérité d'un jour n'est pas toujours celle du lendemain.
L'alternative politique serait un mouvement démocratique qui n'aurait pas peur des mots tels que "performance", "courage", "travail", "récompense" en balance avec les nécessaires "solidarité" et "aide aux plus faibles"

Bref, l'alternative politique serait (aurait été?) un mouvement de type "Ecologie politique" qui ne se serait pas cramponné à des valeurs statutaires de "gauche" qui l'obligent à mettre en avant des idées qui donnent parfois plus l'impression d'aider les plus "fades" que les plus "faibles" ou de laisser le "moins nanti" prendre des décisions irresponsables et peu durables simplement avec l'excuse qu'il est moins "cultivé" et que ce n'est donc pas "sa" faute.

Il reste sans doute de la place pour un mouvement centriste qui n'est pas là pour défendre des avantages (des acquis?) mais pour regarder une situation telle qu'elle est et agir quand il faut, comme il faut, quitte à changer d'optique en cours de route.
Comme on ne vote plus avant 4 ans, c'est la meilleure chance pour un tel mouvement de se (re)mettre en marche dès maintenant.
C'est d'ailleurs, selon moi, la seule solution pour un parti écolo en déliquescence qui ne pourra survivre sous une forme influente que s'il se remet en question vers "sa droite".

Il n'est pas trop tard mais il faut en avoir l'envie....

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