06 février 2014

Le monde, c'est des gens qui vivent et les cons qui gagnent à la fin...

Once upon a time:
  • Enfant, je voulais changer le monde.
  • Etudiant, je voulais changer l’enseignement.
  • Jeune diplômé, je voulais changer la société.
  • Il y a 10 ans, je voulais changer la politique.
  • Il y a 2 ans, je voulais changer le monde de l’entreprise.
  • Depuis peu, je me contente de changer mon statut Facebook de temps en temps.
Les échecs font grandir et sont la base de l’expérience. Ces participations peu fructueuses (au niveau des résultats, pas de l’évolution personnelle) aux mouvements étudiants, citoyens, politiques et managériaux ne m’ont pas aigri mais ils m'ont peut-être ouvert les yeux. 
Ils m’ont convaincu de ce que je considère comme une triste réalité : l’être humain - dans sa vision de groupe - n’est plus capable de se prendre en main pour le bien commun.

La majorité de ceux qui disent œuvrer pour le bien des autres sont enclins à le faire parce qu’ils en retirent de larges bénéfices (qu'ils se l'avouent ou pas). Ce sont les premiers à dire qu’il faut éliminer les dysfonctionnements mais la concrétisation ne vient que si cela ne touche pas à leurs avantages personnels.  Et ce constat est valable pour tous les domaines que j'ai cotoyé.
En fait, je pense que je ne crois plus en l’être humain. Un peu comme Philippe Geluck le disait dans une interview radio (sur base de mes souvenirs): « il y a trop de cons dans la race humaine que pour que les bons gagnent à la fin. »

Devant cette situation, deux possibilités se présentent : « Don Quichotte » ou « Carpe Diem ». Depuis 2014, j’ai choisi la seconde solution.
Un désintérêt s’est donc mis en place dans ma vie de tous les jours face à l’actualité souvent déprimante, face aux enjeux de société, débats politiques, campagnes électorales ou face aux bonnes émissions d’investigation. 
A l’inverse, je me retourne vers les activités « panem et circenses ». 
Bref, après 25 ans d’espoir, je rentre dans le rang et même mon blog s’en ressent. :)

Ce ne sont pas ces dernières évolutions sociétales qui vont me rendre l'envie : visiblement, la religion, solution simpliste aux peurs, est en train de prendre le pas sur la laïcité et les dogmes s’imposent sur l’intelligence. 
Quelques exemples ? La remise en question que l'on voit émerger dans « le peuple à l'écoute de l'extrême » de l’euthanasie, de l’IVG, du mariage homo, etc.
Et bientôt quoi ? La remise en question de l’égalité « homme-femme » ou le retour à l’apartheid ?

La dérive de notre monde "occidental" - qui semblait s'approcher d'un certain équilibre (au détriment d'autres peuples, il faut le reconnaître) il y a quelques années - me fait peur et je n'entrevois pas une ombre de solution réaliste...

Aucun commentaire: