06 novembre 2013

Bébés sous le seuil de pauvreté ? Faute à qui ?


Vivacité lance une opération #VivaForLife (Viva for Life, la grande action de solidarité de la RTBF au profit des bébés (0-3 ans) vivant chez nous sous le seuil de pauvreté.)

Ce geste est beau, il est important de les aider et de donner pour l’opération.
En effet, ces petits bouts qui n’ont rien demandé à personne doivent être aidés afin qu’ils ne fassent pas partie de cette « Lost génération » que l’on trouve de manière récurrente au cours de l’histoire : les enfants qui n’ont pas accès au bien être, au logement, à l’éducation, etc.

Ceci étant dit et clarifié, je m’en voudrais de ne pas ajouter le côté polémique par rapport à cette opération : de 0 à 3 ans, ils n’ont pas demandé à venir dans ces conditions et c’est sans doute rarement lié à un accident de la vie.  Il faut donc bien évidemment soigner les conséquences de la pauvreté entourant ces bébés mais il faut aussi oser mettre en avant les causes et les combattre.
Malheureusement, dans un monde en mondialisation constante où nos pays « riches » se précarisent pour concurrencer les pays « pauvres » et qu'une grande inégalité entre les plus riches et les plus pauvres s'installe, il est illusoire d’envisager à court terme pouvoir solutionner la pauvreté.
Il ne reste donc qu’une solution réaliste pour réduire le nombre de bébés nés dans la précarité : essayer de responsabiliser les futurs parents potentiels qui n’ont déjà pas les moyens de subvenir à leurs propres besoins sur le fait qu’il est irresponsable de mettre au monde des petits bouts qui vont de facto mal démarrer dans la vie.

Les émotionnels me rétorqueront que c’est une question d’amour à donner et tout ce qui va avec.
Malheureusement, un enfant ne se nourrit pas d’amour, ne se chauffe pas d’amour, ne se soigne pas à l’amour et n’améliore pas son intellect avec de l’amour.
Il y a des domaines où quand on parle du bien-être de petits humains, le pragmatisme doit l’emporter sur l’émotionnel pur.

Maintenant, libre à chaque couple de faire ce qu’il veut par après et loin de moi l’idée d’envisager de limiter le soutien qui leur est octroyé, bien au contraire.  Mais au moins, on n’entendra plus le sempiternel « c’est compliqué, on ne s’imaginait pas la charge que c’était… », tout au plus « On nous avait prévenu mais on n’a pas voulu en tenir compte » pour certains puis d’autres attendront peut-être d’être sortis d’une mauvaise passe pour offrir de bonnes conditions de départ dans la vie à leur progéniture.

En résumé, amis des médias : aidons, soyons solidaires, soutenons #VivaForLife mais en gardant à l’esprit le long terme (pas comme les politiciens en campagne électorale qui joue sur l’émotion en permanence) et éduquons, informons puis sensibilisons aussi les potentiels futurs parents !!!

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