01 septembre 2013

Rentrée politique en mode ridicule...

Demain, c'est la rentrée politique.
Impatients de retrouver les manettes du pouvoir et les lampions des médias, certains de nos élus étaient déjà dans les diverses émissions politiques de ce dimanche.

Deux points avaient spécialement retenus mon attention dans les divers débats: ils étaient quasi tous d'accord pour s'accorder sur le fait que les nominations des top managers devaient se faire sur base de la compétence et que la limitation des salaires de ceux-ci ne devait souffrir d'aucune exception.
En effet, quoi de mieux pour une rentrée politique que de se (re)positionner en chevalier blanc ou en personnage éthique qui comprend le peuple qui ne peut accepter des salaires inhumains (injustifiables pour des compétences qui n'ont rien à voir avec un potentiel talent inné) ou qui comprend que les nominations politiques en ces temps de disette, c'est mal vu car on a besoin de compétences avant tout.

Ces vœux pieux auront donc tenu le temps de l'apéro ou de la préparation d'un des derniers barbecues de la saison. En effet, on apprenait en milieu d'après-midi que les nominations avaient été purement politiques et qu'on avait même mis de côté le travail d'un cabinet de consultance (sans doute payé rubis sur l'ongle avec les deniers publics) pour faire d'autres choix.
De même, on apprenait que dans au moins deux des cas, les exceptions aux réductions avaient été acceptées et que les salaires resteraient à un niveau totalement déraisonnable pour certains.
Il est donc bien évident que l’embryon d'idée de simplification et de plafonnement dans les intercommunales dont on avait parlé ce midi - mais où les partis ont encore plus d'intérêts que dans les discussions actuelles - peut déjà être considéré comme ratatiné dans l'oeuf!

En bref, on ne change pas un dysfonctionnement traditionnel qui se justifie par le "on a toujours fait comme cela". Mais franchement, qui avait vraiment cru qu'il en serait autrement, dans un monde politique auto-satisfaisant où aucun des responsables n'est vraiment confronté dans sa chair à la difficulté de vivre avec un salaire à taille humaine?

Pauvres de nous: la démocratie, bien que la moins mauvaise des solutions politiques, devient elle-même une solution qui ne mène plus à rien car même en période de crise, nos élus ne semblent pouvoir prendre des décisions raisonnables.
Que peut-on bien espérer de l'avenir politique à ces conditions quand on sait ce que 2014 nous réserve côté flamand?

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