16 mai 2013

Le service minimum: une fausse bonne idée?

Suite aux problèmes de grève à l'aéroport de Bruxelles National, un monstre du loch ness refait surface: la limitation du droit de grève via un service minimum.
C'est un peu comme le monstre du loch ness "revoir les intérêts notionnels": on en parle tout le temps mais on ne voit jamais rien venir...
Pourquoi est-ce ainsi? Peut-être simplement parce que c'est une "fausse bonne idée"!

En effet, imaginons ce que pourrait être ce service minimum:
- Dans les aéroports? un dixième des bagages suivraient les clients? Sur quelle base sélectionner les bagages en question? Une loterie? Un "don" en argent? Au jeu de fléchettes? :)
- Toujours dans les aéroports: un service minimum dans les avions? On partirait avec une hôtesse au lieu de cinq? Un pilote sans copilote? Un avion sur trois? Mais alors, lequel choisir et sur quelle base?
- Dans les trains? un dixième des wagons? Bon amusement pour la configuration "wagons à bestiaux" car il n'y aura pas un nombre minimum de voyageurs! Même principe si on limite le nombre de trains complets.
- Dans les bus? On se retrouve dans le second cas des trains. Le problème en plus ici, c'est que les bus sont plus nombreux et qu'en limiter le nombre entrainera des retards pour les utilisateurs. Est-ce que la magnanimité des employeurs ou des profs serait aussi facile à obtenir pour ces retards que lors d'une grève totale?
- Dans les hôpitaux? On ne soigne qu'un cas sur trois ou on limite les interventions par rapport à leur gravité? Mais qui décidera de ce qui est grave et de ce qui ne l'est pas? Est-ce que quelqu'un avec "plus de moyens" ne pourra pas passer avant un cas plus grave grâce à son "pouvoir"?
- À la poste? On distribue une lettre sur quatre ou on se limite à certains quartiers? Mais alors, comment décider de quels quartiers seront couverts?
- Etc, etc, etc.

Bon, je reconnais que ces exemples sont un peu caricaturaux, mais comme je n'ai pour l'instant pas encore entendu de véritable proposition concrète de ce que serait un "service minimum", je peux donc "divaguer à plaisir"

J'attendrai donc d'en savoir plus sur les plans de nos élus avant de me positionner mais jusque là, pour moi, ce service minimum n'est pas une véritable solution pour contrer les grèves sauvages qui elles, sont inacceptables. Il faut donc encore chercher...

1 commentaire:

Anonyme a dit…

entièrement d'accord

pour moi, ceux qui défendent le service minimum sont soit des personnes qui ont de bonnes intentions mais qui n'ont pas réfléchit à la praticabilité de la mesure

soit des personnes qui ont de mauvaises intentions et qui ont bien compris que le service minimum était déjà équivalent au service "maximum" (je veux dire par là que si on regarde par exemple les TEC ou la SNCB, on déjà un service minimaliste) et qu'il s'agissait donc au final d'interdire le droit de grève