15 mars 2013

TEC vraiment trop fade...

Ce matin, une information: "Les dépôts du TEC de Robermont, Jemeppe, Rocourt et Stembert (Verviers) sont bloqués par des piquets à la suite d'une grève sauvage qui a débuté ce vendredi matin. Les travailleurs redoutent la mise en place d'un plan d'économie..."

Oui, "des piquets" et "redoutent"... 
On ne parle pas ici d'un plan d'économie imbuvable ou d'un bain de sang social cher à notre premier ministre. On parle d'une hypothétique décision qui pourrait éventuellement apporter certains désagréments.
On ne parle pas ici d'un mouvement de masse de tous les salariés, mais de quelques-uns qui imposent leur volonté à tous les autres.

Et bien sûr, cette grève sauvage se passe la veille d'un week-end, mais comme d'habitude, c'est sans doute un hasard.

A cette annonce a bien évidemment répondu le "Il faut un service minimum" de l'opposition MR au parlement wallon. Le même MR qui, au pouvoir au fédéral, n'a pas encore (ou j'ai loupé un épisode) mis en place un service minimum à la SNCB. 
"Mais vous comprenez, ma petite dame, ce n'est pas la même chose". 
Clair, dans l'opposition, tu ne crains rien à ouvrir ta bouche pour faire parler de toi alors que dans la majorité, tu dois agir par après. 
De plus, tu auras toujours l'excuse de dire que "c'est la faute des autres partis de la coalition" lorsque cela ne se fera pas non plus quand tu passeras au pouvoir. Et cela fait au moins 30 ans que cela dure (car je ne me souviens personnellement pas d'avant).

Pour en revenir au départ, les grévistes craignant éventuellement un hypothétique plan qui pourrait leur demander de faire des économies (on ne parle plus ici de grève pour violence ou agressions) sont partis en week-end. Qu'importe, ils savent qu'ils ne risquent rien: jamais les responsables n'ont osé prendre des sanctions contre des grévistes. "Vous pensez, le droit de grève, c'est un acquis inaltérable datant de la lutte des classes". Un peu comme l'indexation des salaires, d'ailleurs. 
Autant ce conservatisme permet aux très gros salaires de crier "jackpot" à chaque indexation au détriment des plus pauvres, autant les grévistes du TEC peuvent crier "vacances" à chaque grève pendant que les travailleurs ou étudiants qui n'ont pas les moyens de s'acheter une voiture personnelle restent sur le carreau.

Le service minimum ne résoudra rien: un dixième des véhicules ne pourra prendre en charge la demande complète et ce sera encore un peu plus le chaos.
La seule solution sera sans doute une alternative privée via une société où la rentabilité importera et où les employés seront impliqués dans leur travail et où il faudra vraiment quelque chose de grave pour bloquer le travail, car ils seront les bénéficiaires d'une bonne santé de leur entreprise.

Je ne dis pas que c'est facile, je ne dis même pas que c'est possible.
Je dis juste que toutes ces gesticulations, qu'elles soient syndicales ou politiques m'énervent parce qu'elles n'apportent rien, ni au débat, ni à un espoir de changement... 

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