04 mars 2013

De "l'influence" sur les réseaux sociaux

Disons le dès le départ, je suis présent vers la fin du top 100 du Vif L'express des francophones les plus influents/actifs/engagés/etc. des réseaux sociaux et cela ne changera pas ma vie. Je n'aurais même pas relevé l'existence de ce classement si cela n'avait pas été le cas.

Au départ, je comptais d'ailleurs ne même pas parler de ce sujet, mais vu les controverses que cela déchaîne sur lesdits réseaux sociaux, je me suis dis qu'en dire un mot pour me positionner ne ferait pas de mal. Un mot en 3 points.

D'abord, au sujet de la validité du calcul. D'autres ont bien disserté sur ce sujet dont Martin Gilet, je ne serai donc pas très long. Le calcul se base principalement sur le "Klout", un outil de mesure des réseaux (twitter, facebook, google+, linkedin) un peu opaque où deux semaines de vacances sans connexion internet te font perdre de nombreux points (si tu n'es pas une célébrité dont on parle même quand elle n'est pas là). C'est un calcul comme un autre qui a ses avantages et ses inconvénients. Punt.

Ensuite, au sujet de la fluctuation dans le top. Au moment où le top a été établi, mon score personnel (63) me permettait d'être à l'intérieur. A deux jours près (un week-end occupé qui a suivi), je ne l'aurais peut-être plus été car les personnes ayant un klout entre 60 et 65 sont nombreuses et les places pourraient s'échanger d'un jour à l'autre. Je pense donc que ce top a une petite cohérence pour les 25 premières places.

Enfin, sur les raisons du pourquoi de "l'influence" mesurée. Une célébrité qui a de nombreux followers et n'est jamais présente aura un gros score, même si elle ne s'exprime que pour expliquer ce qu'elle mange, car il y a toujours des gens qui sont prêts à réagir ou retransmettre cette information "de la plus haute importance". Il y a un an, on avait au top du namurois un certain Benoit Poelvoorde, avant que l'on ne se rende compte que c'était un compte fake...

La véritable influence sur les réseaux sociaux, en ce qui me concerne, ce n'est pas un score dans un algorithme, ni un nombre de followers ou d'amis, mais ce que l'on arrive à faire passer comme information et auprès de qui celle-ci passe. A l'époque où je m’intéressais de très près à la politique, j'étais très satisfait de pouvoir avoir un débat en ligne sur certains sujets d'actualité avec des personnes "qui comptent" dans le domaine et voir en même temps que d'autres "spectateurs" y réfléchissaient et y réagissaient. Ça, ça comptait pour moi!

Même si on veut changer certaines choses "dans le monde", il faut pouvoir le faire à son petit niveau sans espérer avoir une réelle influence directe: c'est un travail de longue haleine. Je suis déjà content d'avoir un petit impact "ouvreur d'esprit" dans certains débats sur le net... C'est cela finalement, le vrai plaisir: voir que son implication n'est pas vaine et cela, quels que soient les classements et autres mesures...

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