14 septembre 2012

Mon raisonnement actuel pour le vote sur Namur ce 14/10

Dans un mois, on vote pour les communales et les provinciales!

Pour moi, même si cela ne sert souvent à rien vu la particratie et les compromissions qui broient les idées innovantes des candidats dès après le vote, la démocratie est importante et il faut donc voter.
L'abstention n'est donc, pour moi, pas une solution.  Je revendique ce droit citoyen de faire un choix (même si je regrette que cela reste une obligation plus qu'un droit).

Je ne surprendrai personne qui me cotoye en live ou sur le net en signalant que mon dégoût des extrêmes élimine directement le vote d'extrême gauche ou droite ou tout ce qui en est très proche.
La France n'est pour moi pas non plus une solution acceptable à notre avenir wallon.  Le cas RWF est donc réglé.
La solution "vote pour un petit parti sympa"?  A ces niveaux de pouvoir, je pense que c'est une mauvaise idée.  En effet, les petits partis sont souvent représentés par quelques personnes compétentes sur l'entièreté de la communauté Wallonie-Bruxelles mais au niveau local, c'est rarement le cas et les candidats ne me semblent pas avoir - et je reconnais que c'est un avis non factuel - les qualités pour que ce vote soit utile par après.

Dans cette optique, il me reste donc les "quatres grands".
Partons du principe que je n'ai toujours pas confiance dans le PS namurois car je n'ai toujours vu aucun signe que ce parti a vraiment mis derrière lui les pratiques clientélistes qui ont fait sa force et qui font que les décisions locales sont rarement prises dans un but "de bien commun" mais bien pour des intérêts particuliers partisans.  Peut-être cela changera-t-il un jour, mais je ne crois pas que ce soit encore le cas.  Je pense qu'il y a quelques personnes de valeur dans leur équipe mais les échos que j'en ai sont qu'ils ont peu le droit de cité.

Je pense également qu'il y a des personnes de grande valeur au MR namurois.  J'en ai côtoyé à l'époque où j'y étais mandataire.  Néanmoins, je n'ai toujours pas digéré leur choix de faire une alliance avec le PS au sortir des dernières élections communales afin de conserver certains avantages mais en allant à l'encontre de tout ce qui avait été annoncé pendant la campagne électorale.  Seule l'intervention de la conseillère Anne Humblet avait permis de renverser cette tendance et mettre en place la majorité actuelle.  Les personnes qui étaient aux responsabilités libérales à l'époque et qui avaient permis cette "trahison" de campagne sont toujours présentes et je ne suis pas convaincu qu'elles ne céderaient pas une nouvelle fois à l'appel du marchandage de postes.  J'éviterai donc cette solution pour cette fois.

Restent Ecolo et le cdH.  Une élection communale, c'est avant tout, en ce qui me concerne, voter pour:
  • des représentants locaux (au sens proximité de village) pour permettre de remonter les problèmes de quartiers en haut lieu,
  • un potentiel bourgmestre charismatique capable de regrouper par après une équipe derrière son programme de législature.
Chez Ecolo, on trouve Hubert Sauvage qui est bien impliqué dans l'évolution durable de notre village et au cdH, on trouve Jean-Marie Allard, qui est la cheville ouvrière de nombreuses activités temploutoises.  Pour le niveau local, ces deux partis me fournissent donc des candidats.
Malheureusement pour Ecolo, si je trouve en Maxime Prévot un profil correspondant à ma définition ci-dessus, je ne pense pas qu'Arnaud Gavroy, malgré toutes les qualités qu'on lui connait, puisse être le point de rassemblement de plusieurs tendances.
Au niveau communal, je voterai donc sans doute pour la paire "Prévot-Allard".

Par contre, j'ai toujours pensé que le niveau provincial était inutile et qu'il n'avait pas de raisons d'exister.  Ses compétences pourraient être divisées aux autres niveaux de pouvoir et on pourrait faire l'économie de mandataires et de proches obligés.  Le seul parti qui s'est déjà exprimé dans ce sens étant Ecolo, je ne peux qu'envisager de voter pour les verts à la province!

Un panachage?  Et bien oui, je reste convaincu qu'un citoyen ne peut souvent se satisfaire d'un vote unique car les enjeux sont souvent différents aux différents niveaux de pouvoir.  On ne peut pas être d'accord avec tout ce que dit un parti et rien n'empêche d'avoir un avis différent sur les principes selon le niveau de pouvoir pour lequel on s'exprime.

A un mois des élections, c'est mon raisonnement actuel... Maintenant, rien ne dit que jusqu'à ce que mon bulletin soit déposé dans l'urne, je ne changerai pas d'avis mais pour l'instant, c'est le choix qui me parait le plus logique et le plus satisfaisant intellectuellement.  Et je le fais partager pour le débat :)



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