27 mai 2012

J'en ai rêvé, Namur l'a fait!

En 2009, avant les dernières élections fédérales, je mettais en avant dans mon blog une proposition d'Ecolo rejetée par certains responsables politiques (ce lien).
Il s'agissait de permettre l'interdiction de surcollage lors de campagnes électorales, en faisant un affichage unique pondéré et protégé contre toute dégradation.  Ceci permettait d'arrêter les gaspillages et les stupides combats de surcollage d'affiches.
A l'époque, on m'avait dit que c'était une "tradition" et aussi que c'était un moyen de toucher "facilement" la population.
Je n'ai jamais été convaincu par un argument qui met en avant des "traditions", car je les considère comme autant d'entraves à la liberté de penser.  Ne pas faire quelque chose "parce qu'on a toujours fait comme cela" est l'argument le plus bas dans mon échelle d'arguments stupides pour défendre une situation de fait...
Quant à l'argument "contact avec la population", dans notre monde surmédiatisé, je pense que passer par les médias audiovisuels touche bien plus de monde qu'avec toutes les affiches possibles.

Pour les élections de 2012, la ville de Namur est passée à la vitesse supérieure!  En effet, il ne sera plus question que l'autorité publique fournisse des panneaux pour que les militants se livrent à une gueguerre du surcollage.  Il ne restera que les panneaux sur des parcelles privées, où bien évidemment, on n'affiche que "son" favori.
Il est un peu dommage que ce ne soit pas le simple bon sens de cette mesure qui l'ait poussée en avant, mais le fait qu'en période de crise, il fallait faire des économies.
Qu'importe, le résultat est là et il reste à espérer qu'il fasse tâche d'encre dans les autres communes!

Prochaine étape à laquelle nos édiles devraient réfléchir: les distributions de tracts sur les marchés locaux! En effet, pour une personne convaincue par le petit papier tendu, combien de papiers sur la voirie qui demandent du travail communal de nettoyage ou combien de papiers dans les poubelles qui ne servent à rien et qui sont de facto une marque de gaspillage?  On pourrait ajouter: combien de militants qui prestent cette distribution en récupération de leurs heures communales? Mais il parait que cela ne se fait pas/plus...

En bref, il reste encore du travail pour que les personnes rémunérées via nos impôts et qui utilisent aussi des budgets publics pour leur diverses élections acceptent que le "bien commun" passe avant de grands gaspillages pour mettre leur tête sur des flyers et autres affiches mais un premier pas a été franchi...

Acceptons l'augure qu'il ne sera pas sans lendemain...

Aucun commentaire: