22 décembre 2011

Le beurre et l'argent du beurre...

Aujourd'hui, c'est grève générale dans les services publics.

Inutile? Oui, car dans le contexte mondial économique actuel, même si nous voulions nager à contre-sens du reste du monde, on ne nous laisserait pas faire. Les grecs ont essayé avant nous avec des émeutes et cela n'a rien changé. D'ailleurs, si vous voulez mon avis, même le combat des syndicats pour l'index fera long feu car il est ridicule de continuer à augmenter de manière équivalente les très gros salaires et les petits en période de crise!

Emmerdant, voire grave? Oui, car si la grève est un droit, le travail en est un autre et à partir du moment où ceux qui font grève placent des piquets et autres barrages pour bloquer la plus grande partie de la population qui veut travailler, c'est antidémocratique.
Personne ne peut obliger les gens à suivre son exemple, même en ayant la certitude que les autres ont tort.
En effet, avec une telle logique, pourquoi ne pas bloquer les électeurs qui avouent ne pas être d'accord avec une certaine "pensée unique" lors d'élections? En plus, quand le public empêche le privé de travailler, c'est quand même gêner ceux qui génèrent la richesse qui via les impôts permet de sponsoriser ces services publics!

La faute à qui? Aux dispendieuses politiques du passé qui ont fait que notre dette est ce qu'elle est. Les copinages, les saupoudrages, les travaux inutiles, etc.
Aussi à la mondialisation qui fait que jamais on ne sera compétitif face à des pays où les travailleurs sont miséreux et n'ont pas de bien-être: Inde, Brésil, Chine seront pour encore des années des producteurs contre lesquels nous ne pourrons nous battre à armes égales. Il faut donc malheureusement prendre des décisions pour essayer de limiter les dégâts en attendant que ces pays soient au même niveau de bien être.

Une solution? A son niveau, chacun peut travailler avec des PME ou des sociétés locales où les travailleurs ont leur mot à dire et n'ont aucun intérêt à délocaliser. Chacun peut acheter des produits locaux quand c'est possible pour promouvoir les producteurs et services qui créent de l'emploi local. Il ne faut pas non plus céder aux sirènes du low-cost qui est avant tout un mauvais calcul sur le long terme et qui en plus crée une concurrence déloyale avec les produits européens, etc.

Est-ce facile? Non, c'est un changement de mentalité que l'être humain, par nature attiré par le profit facile et le luxe (en comparaison aux pays pauvres) accessible par tous, ne fera que contraint et forcé. Et comme en plus, ceux qui ont le pouvoir de prendre ces décisions ne montrent pas le bon exemple, étant eux-même attirés par le profit facile, qu'ils soient élus dans le public ou haut-gradés dans le privé, c'est difficile.

Bref, on n'est pas dans la merde...

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