11 décembre 2011

Ils préparent le retour de l'extrême droite...

J'y reviendrai dans un prochain post, mais on est sans doute devant une période gris foncé au niveau économique et son corollaire social (car pour redistribuer des richesses, il faut d'abord les produire, n'en déplaise à l'extrême gauche)...

Pour l'instant, ce qui m'effraye dans le positivisme béat suivant la mise en place de DiRupo 1er, c'est qu'au niveau du citoyen, de la rue, des localités, nos élus sont en train de préparer le terreau d'un retour en force de l'extrême droite.  D'autres pays européens ont déjà une extrême droite forte alors qu'en Wallonie, ils étaient tellement ridicules qu'il fallait vraiment être raciste pour voter pour le FN ou ses copies..

Ces deux dernières semaines, il n'y en avait dans les médias que pour la mise en place du gouvernement (il n'y avait pourtant pas de quoi faire la fête, cela fait 400 jours que cela aurait dû être le cas). Par contre, les politiques n'ont pas réagi sur certains évènements qui "font parler la rue".

Je vais prendre 5 évènements de cette dernière quinzaine de jours qui ont été abordés comme des faits divers mais qui, pour moi, amènent certaines personnes à dire "Finalement, on va finir par voter extrême droite", ce qui me fait peur vu que toute personne réfléchie sait que cela n'est pas une solution.

Cas 1: les émeutes à Matonge.  On parle ici de personnes qui cassent en Belgique pour montrer leur mécontentement sur les élections congolaises...
Cas 2: la manifestation pour soutenir un braqueur tué en légitime défense et contre-manifestation interdite à Liège...
Cas 3: Décision déraisonnable pour la mise en place d'un abattoir islamique sur Temploux avec les fonds publics alors qu'on est en période de crise et que les voiries ne sont pas remises en état pour raisons budgétaires...
Cas 4: Procès sur les mariages forcés à Charleroi qui démontre que cela existe...
Cas 5: Agression d'un policier qui voulait contrôler une femme en Burqa à Bruxelles...

Ces cas ne sont peut-être pas comparables.  On peut sans doute creuser et trouver des arguments et des explications pour chacun mais le citoyen "de base" (sans être péjoratif) - celui qui vote parce qu'on l'oblige alors qu'il ne s'intéresse pas à la politique - ne comprend pas le manque de réaction du politique devant ce genre d’évènements ou de problèmes et il semble commencer à penser que seuls les "extrêmes" pourraient être partie de la solution.

J'ai peur, car on sait que la haine n'a jamais rien apporté de positif.
J'espère que nos élus seront capables de prendre leurs responsabilités devant des dossiers où les "bien-pensants" ne voient pas l'image qu'ils peuvent donner en laissant certaines minorités s'exprimer ou agir sans intervenir...
Il faut oser stigmatiser à bon escient et reconnaître quand une minorité dérape, même si ce n'est pas dans l'air du temps.  Il faut oser ne pas faire de la "discrimination positive" quand elle n'a pas de raison d'être.  Il faut donner des arguments factuels et dire que c'est parfois l'homme qui pose problème, avec son manque d'éducation et ses déviances sans faire entrer son origine ethnique là-dedans, mais sans lui trouver d'excuses systématiques.  Attention: trop de libertés va finir par tuer la liberté!

Aucun commentaire: