25 juin 2011

Le beurre et l’argent du beurre….

Le problème le plus important dans notre société actuelle est l’incapacité chronique de l’homme (je pense que la femme a moins ce problème) de se satisfaire de ce qu’il a.
Des exemples ?  Il y en a pléthore !  Je vais en exposer deux que l’on rencontre dans l’actualité

  • Délocalisation de sociétés vers les pays « pauvres »
Dans ce cas, on est confronté à ce problème de deux côtés. 
D’abord, l’actionnaire de l’entreprise qui pourrait se satisfaire d’un gain « x » mais qui calcule qu’en utilisant de la main d’œuvre moins exigeante, car vivant souvent moins bien, il pourrait gagner « 2 fois x ».  Qu’importe les conséquences sur la qualité du produit ou sur les employés qu’il jette à la rue. 

Ensuite, le client de l’entreprise qui souvent, pourrait acheter le produit à un prix « y » qui permettait à la société de bien rémunérer ses employés tout en faisant de la qualité mais qui se dit que s’il achète le produit du concurrent qui produit dans un pays « pauvre » à « y moins 10 », il pourra consommer encore plus, même s’il n’en a pas vraiment le besoin.

Dans les deux cas, un bon équilibre pourrait être trouvé qui satisferait tout le monde mais l’appât du gain et de la surconsommation facile est plus forte et finit pas avoir des conséquences dommageable pour tout le monde.
  • Jalousie en politique et dans la rue
Actuellement, la Belgique n’a pas de gouvernement et cela depuis des temps quasi immémoriaux.  Pourquoi ?  La raison principale en est le blocage entre la NVA et le PS.  Je pense que ces partis ont une force politique importante uniquement grâce à l’état d’esprit d’insatisfaction chronique de leurs électeurs.

Une grande part des électeurs flamands ont de l’argent et n’acceptent pas que les wallons puissent « profiter » d’un système.  Non pas qu’ils aient vraiment besoin de plus, car ils vivent souvent bien, mais ils se disent que s’ils pouvaient avoir encore plus, ce serait encore mieux... dont acte. 

Une grande part des électeurs wallons n’ont pas trop d’argent bien qu’ils vivent dans une société qui leur apporte souvent un certain bien-être, voire même un bien-être certain quand on compare aux pays « pauvres » (tiens, on y revient) et ils ont souvent l’occasion malgré tout de « surconsommer » grâce à des systèmes appelés de solidarité.  Bien évidemment, ils pourraient peut-être être plus raisonnables sur le superflu pour améliorer le quotidien sur l’essentiel.  Comme un parti leur dit que c’est leur droit de consommer comme ils veulent en profitant de la solidarité des plus riches, ils votent en masse pour celui-ci.

Qu’apprend-on de ces deux exemples ?  Que si l’homme apprenait les vrais valeurs (le respect de l’autre, la consommation responsable, la satisfaction pour les choses importantes, la solidarité juste, etc.), notre société serait meilleure pour tous.

Maintenant, ce n’est pas le cas et en plus, il reste un pan entier de l’humanité qui n’a même pas de quoi vivre correctement et qui à juste titre, elle, regarde avec envie les pays de gaspillage que nous sommes.  Méfions-nous car si rien ne change, le retour de bâton pourrait être terrible pour les pays occidentaux et leurs habitants.  On en voit déjà les prémices…

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