05 juin 2011

Instaurer des primes de dévouement ?

Cette semaine, j’ai été confronté bien malgré moi via ma fille malade au travail du service pédiatrique du CHR à Namur.  Rien à redire: ce fut un plaisir d'être "confronté" à ces professionnels.  
Je n’ai pas vraiment de point de comparaison, mais je suppose que l’accueil, le dévouement et la sympathie doivent aussi être de rigueur dans d'autres hôpitaux.

Bien évidemment, ils doivent sans doute aussi parfois avoir affaire à des parents ou des enfants moins faciles à vivre et ne se comportent peut-être pas de la même manière avec tout le monde mais cela n'enlève rien à mon constat…
Ce métier est un métier que j’admire.  Non pas que je voudrais le faire, car j’en serais tout bonnement incapable, que ce soit par manque d’altruisme ou simplement par incapacité psychologique à être confronté aux souffrances enfantines.  Je l'admire parce que sans ces personnes, le monde serait moins bon, moins optimiste, plus triste…

Si un jour, il fallait revoir les méthodes de paiement des métiers, pourquoi ne pas envisager - plutôt que des barèmes qui permettent de rémunérer comme des princes des personnes placées au copinage comme « haut responsables » alors que leur travail est loin d’être complexe, voire franchement performant pour le bien commun - à côté des « primes de risques », une éventuelle « prime de dévouement » ?  Le dévouement, cela ne se commande pas, c’est une valeur que l’on a ou que l’on a pas, mais je trouve que dans notre société, elle n’est pas assez mise en avant et valorisée.

Ce serait peut-être une idée à réfléchir pendant que nos divers députés – bien payés eux – ne peuvent concrétiser leur travail, faute de gouvernement….

2 commentaires:

waldorf_be a dit…

Et comment mesure-t-on le dévouement ? Comment faire la différence avec le fayotage ?

Régis a dit…

Lié au type de métier et au sentiment des "utilisateurs du service". Du moment que le service est bon, que ce soit sincère ou pas, c'est le résultat qui compte. On ne veut pas en faire des amis non plus.