14 mai 2011

Coups de gueule collabos et chômeurs…

Je suis en mode colère et coup de gueule ces temps-ci. Mon légendaire flegme commence à en prendre un coup…

* Je passe vite sur les collabos flamands que nos amis du nord veulent indemniser pour le préjudice subi car c’est un sujet que je ne maîtrise pas et où m’exprimer plus qu’en montrant l’indignation qui est la mienne sur les réseaux sociaux ne serait pas productif, pas réfléchi ni basé sur du factuel… Si j'ai compris, les flamands demandent l'oubli et le dédommagement parce qu'après la guerre, les jugements avaient été faits de manière trop émotive...

Je me demande si un jour, Michele Martin bénéficiera de soutien parlementaire pour le préjudice subi suite à sa non-libération dictée par une réaction épidermique de la population alors que pour la libération de la fille Pandy (6 meurtres), personne n’avait réagi et qu’elle, vit tranquillement au couvent…

* Mon deuxième coup de gueule est pour les chômeurs wallons qui manifestent au forem en critiquant le plan d’accompagnement sur base du fait qu’il y aurait plus de chômeurs que d’emplois offerts et que donc, il serait injustifié de les suivre…

De qui se moque-t-on ? Ou plutôt de qui se moquent-ils ? S’il y a bien un point où mon côté social ne prend pas et où je peux être tagué de « personne de droite » par les biens pensants de la gauche, c’est bien au point de vue du chômage.
Je suis tout à fait d’accord que lorsque l’on travaille, il faut se battre pour que ses conditions soient les meilleures possibles pour mixer vie privée et travail ou avoir un salaire correct, voire une pénibilité du travail correcte. J’accepte sans problème qu’il est inutile de stopper les allocations de chômage après un certain temps car le problème est alors, dans une société humaniste qui s’occupe de ses pauvres, simplement transféré vers les CPAS.

Par contre, tant qu’il y aura un emploi libre, je n’accepterai pas que les chômeurs se plaignent qu’on les suive pour les recaser, fut-ce dans un domaine où ils doivent se reformer.

Du travail, il y en a :
- dans la construction et l’isolation, les employeurs pleurent pour trouver des employés qualifiés et quand on demande des devis, on n’a souvent pas de réponse vu qu’il y a trop de travail et quand on a une réponse, le délai d’attente est à 1 an !
- les abords des villes et les centres sont sales. Qu’on ne vienne pas me dire qu’on ne pourrait pas utiliser ceux qui n’ont pas de travail pour remettre tout cela à neuf via du nettoyage ou de la peinture… Ce ne serait pas de la concurrence avec d’autres, puisque personne ne s’en occupe et que ce sont de toute manière les services publics qui les payent.

Et je ne parle ici que de métiers abordables par de nombreuses personnes n’ayant pas de grandes compétences intellectuelles. Il y a aussi de nombreux métiers en pénurie dans les technologies…

Non, définitivement, je n’accepterai pas que les chômeurs se plaignent, quel que soit leur nombre, tant qu’il y aura 9000 emplois libres qui ne trouvent pas preneur et que le service publique en général restera de qualité discutable faute de personnel.
A la limite, je peux accepter que les plus âgés qui sont moins intéressants sur le marché car plus chers, ou ceux qui ont eu un travail relativement qualifié et que l’on veut mettre dans des travaux peu qualifiés se plaignent mais c’est tout !
Quand on ne devra plus faire venir des ouvriers de pays pauvres pour faire les jobs dont les belges ne veulent pas et qu’il n’y aura plus de chômage du tout, on pourra foutre la paix aux autres sans emplois mais d’ici là, il est tout à fait normal qu’on essaye de leur trouver du boulot et des formations!

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