15 avril 2011

Service minimum à la SNCB : on y est !

A chaque grève de la SNCB, c’est le même refrain : un homme politique ou l'autre ressort le spectre du service minimum.
Si vous voulez mon avis, c’est un vœu pieu. En effet, tout qui a un jour été pris en traître par le retrait d’un train annoncé sait que ce qui pose le plus de problème - après le manque de ponctualité -, c’est la place libre dans les trains ainsi que le manque de réaction du management des chemins de fer pour informer et trouver une alternative.

En clair, un service minimum à la SNCB ressemblerait simplement à ce que l’on a vu cette semaine : moins de trains, moins à l’heure. Ceci ne résoudra rien car la réaction arrivera trop tard pour contrer les inconvénients.
En effet, le navetteur ne sera pas satisfait parce qu’il obtient la capacité de voyager comme du bétail sans arriver malgré tout à l’heure à son travail.
Le droit au travail est juste mais ne sera pas compensé par un droit à un service dit « minimum » aux déplacements.

Ce qu’il faut, ce n’est pas un service minimum mais bien la diminution des actions de grève ou des actions à des moments qui touchent moins de personnes, même s’il est clair que c’est moins médiatisé.
Il faut aussi que les grévistes respectent les règles sur les préavis afin que les navetteurs puissent se retourner en cas de problème. Pour ce faire, je suis tout à fait d’accord avec la direction qui veut sanctionner les grèves sauvages - hors cas de violence grave - car elles sont inacceptables.

Mais en réalité, il n’y a qu’une seule véritable solution, qui en plus aura l’avantage d’également jouer sur la mobilité : arrêter cette idée de la concentration des jobs dans quelques « grandes » villes. Il y a un tas de jobs que l’on peut faire en partie au moins en « délocalisation proche » ou via le télétravail partiel.
Lorsque certains comprendront que le tout à la capitale est contre-productif, car mettant à la merci des grèves, des manifestations et autres bouchons, on avancera vers un mieux pour tous les travailleurs.

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