05 mars 2011

L’égalitarisme est contre-productif dans notre société !

* Tous les hommes ne naissent pas égaux en capacités. C’est un fait : certains ont plus de capacités manuelles, d’autres ont plus de capacités intellectuelles.
* Les hommes et les femmes ne naissent pas égaux. C’est un fait : les hommes ne savent pas porter puis donner naissance aux enfants et n’ont pas ce « lien » spécial dans les premières années de leur vie.
* Les personnes moins valides et les valides n’ont pas les mêmes capacités. C’est un fait : un autiste ne fera jamais un bon ministre des pensions.
* Etc.

Actuellement, certains veulent nous faire croire que l’égalitarisme doit être un but à atteindre. Que ce soit au niveau des hommes et des femmes, au niveau des élèves, au niveau des valides et des moins valides, on nous entretient d’un besoin d’égalité pour avancer.

Je ne fais pas ici de jugement de valeur : je ne dis pas si c’est bien ou pas bien comme finalité mais j’avance l’idée que dans notre société occidentale, c’est une erreur d’aborder le problème par ce côté.
Les exemples de cas contre-productifs se trouvent à foison :
- Nivellement des compétences des élèves du primaire par le bas par refus idéologique de la séparation: des forts et des faibles afin de leur permettre d’avancer chacun à leur rythme / des calmes et des perturbateurs afin de permettre de « re-scolariser » ceux en décrochage pendant que les autres avancent normalement.
- Ralentissement des transports en commun et investissements pour permettre à 1% de la population en chaise roulante d’accéder aux mêmes transports que la majorité plutôt que mise en place de transports spécifiques à leurs besoins et bien plus performants.
- Dernièrement, fin de la discrimination factuelle (vu la durée de vie plus longue) sur les assurances-vie entre hommes et femmes qui va mener à une augmentation de celle des femmes !
- Etc.

J’entends également parler de l’obligation de la mise en place d’1/3 de femmes obligatoire dans les conseils d’administration d’entreprises. Une fois de plus, on met la charrue avant les bœufs.
En effet, pourquoi ne pas plutôt envisager adapter la gestion des entreprises à un mode de vie qui permettrait à toutes les femmes d’y participer ? Certaines peuvent en effet être absentes pendant ou après une grossesse, peuvent être absentes en cas de maladie d’un enfant avec lequel elles ont un lien privilégié voire encore peuvent demander de travailler à 4/5eme temps pour suivre la scolarité de leurs enfants. Ces cas ne devraient théoriquement pas spécialement empêcher d’exercer des fonctions à responsabilités. C’est pourtant un fait actuellement au niveau de nombre d’entreprises.
Au lieu de cela, on veut forcer « des femmes » dans les conseils d’entreprise, ce qui aura sans doute pour résultat d’y amener des femmes sans enfants ou devant abandonner l'idée de s'en occuper de près afin de pouvoir s’adapter aux règles émises par les hommes en ce qui concerne le mode de vie exigeant de ces « postes ».

Je pense donc qu’il serait bien qu’avant de demander l’égalitarisme à tout crin, on envisage une société qui accepte les différences et s’adapte pour que malgré ces différences, chacun puisse atteindre son optimum avec sa situation propre. Là, on avancerait.

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