09 septembre 2010

J'aime la démocratie mais elle ne m'aime pas...

Un peu d'histoire personnelle...

1992: Durant mes études d'ingénieur, et suite à l'abandon du poste par le responsable élu qui n'avait plus le temps, je prends la place de responsable des sports sans passer par une élection. Les comitards me féliciteront pour mon bon interim.

1994: Je me présente à l'élection aux sports à la fac et mon équipe est démocratiquement battue. En "rattrapage", on me nomme au poste de délégué à la fédération des étudiants francophones. Mon travail y sera reconnu, étant un des "leaders" montois lors des grandes manifs étudiantes et réussissant les assises de l'enseignement avec brio.

1996: Je me présente en équipe à l'élection au comité fef. Je serai celui qui passera au "forceps" avec le plus bas nombre de voix.

2003: Je suis nommé à la présidence des jeunes réformateurs namurois. Je remplirai ma tâche avec passion et je ne me présenterai pas aux suffrages l'année suivante pour raisons familiales.

2006: Je remplace des personnes démissionnaires ou partantes dans divers comités locaux temploutois et je me consacre le mieux possible à ces postes. Tout le monde reconnait que j'y fais du bon travail.

2007: A la demande de collègues, je me présente aux élections sociales dans mon entreprise alors que je n'étais pas spécialement emballé par l'idée... et ne suis pas élu.

2008: Je suis nommé par Eric Bruckmann responsable régional du parti qu'il veut lancer en reconnaissance de mon travail freelance du passé pour défendre des idéaux semblables. Je fais de bonnes choses jusqu'à ce que je me rende compte que je suis manipulé par un certain populiste connu qui ne défend pas les valeurs écolos centristes que je veux y imposer.

2010: Je me présente démocratiquement au poste de CF chez Ecolo et je me prends une claque retentissante, n'atteignant même pas le seuil minimum pour être suppléant.


En résumé de mon parcours citoyen, on peut remarquer une constante: à chaque fois que des responsables m'ont nommé à un poste dans un mouvement sans passer par des élections internes, j'ai toujours fait du bon boulot avec motivation et compétences, le résultat était souvent là et personne n'a jamais regretté m'avoir confié ces tâches.

Par contre, à chaque fois que je me suis présenté devant un quelconque électorat, le résultat fut négatif...


Est-ce qu'il me faut conclure que je suis fait pour être nommé mais pas élu? Suis-je incapable d'avoir une image positive face à un groupe? Simplement, moi qui suis un grand démocrate devant l'éternel, ne dois-je pas reconnaître que mon profil indépendant et mon caractère qui m’empêchent de me fondre dans « la masse » ne me permettent pas de convaincre un grand nombre de personnes?


Comme me le disait une personne récemment, je suis un homme honnête, intelligent, courageux et travailleur mais cela ne suffit pas pour faire de la politique...

Cela me rappelle également une autre anecdote, lorsque mon prof d'histoire de rétho était venu me dire lors de la remise des diplômes que s'il avait su que j'avais d'aussi bons résultats dans les autres branches, il m'aurait donné une meilleure cote... Effrayant de voir que dans l'enseignement, ce n'était déjà plus la qualité de la réponse donnée à l'examen qui comptait, mais l'impression qu'on laissait... et j'étais en effet déjà un emm..rdeur à l'époque :-)


Je ne changerai pas: la transparence, l'indépendance d'esprit, la réflexion ou la remise en cause des dogmes resteront toujours mes valeurs et je ne les camouflerai pas dans l’espoir éventuel d’accession à des « responsabilités ». Reste à espérer qu'un jour, je pourrai espérer une nouvelle nomination là où je pourrai faire mes preuves afin de participer à faire changer les choses puisque mes idées de bloggeur ont souvent été reconnues comme de bonnes propositions... :)


Mais bon, assez regardé son nombril quand il y a des choses bien plus graves qui se passent dans le monde et en Absurdie... heu, Belgique...

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