16 août 2010

Een franstalig bij de Vlaamse Kust

Être un francophone en vacances à la Vlaamse Kust, ce n’est plus ce que c’était dans les années 80.
A l’époque, les flamands passaient leurs vacances d’été dans les Ardennes et les francophones allaient en vacances à la mer du nord, aussi appelée côte belge. D’accord, on était encore dans cette méprisable logique datant des années 60 où c’étaient les « bourgeois » francophones qui possédaient les meilleurs appartements de la côte quand les flamands du cru n’avaient droit qu’aux restes. Ce n’était pas acceptable.

Le balancier a tourné et comme souvent, il le fait sans s’arrêter par l’équilibre et s’est donc déplacé de l’autre côté. Actuellement, parler français à la côte n’est plus toujours le bienvenu. D’abord au niveau des affichages aux devantures des cafés, qui ne sont plus bilingues. De même, pour choisir un dessert chez un glacier, il n’est plus question de lire « crêpe », « glace » ou « gaufre » sur la carte. Si vous ne savez pas ce qu’est une « wafel » , une « ijs » ou une « pannekoek », vous êtes perdus.

Si le temps est détestable, vous pourriez pensez aller acheter un DVD au mediamarkt du coin pour occuper les enfants… Peine perdue si vous voulez un titre « majeur »: les DVD’s sont en audio « Nederlands - Engels ». Il ne reste que les sous-titres en français, ce qui est assez difficile pour des enfants.
Ne pensez pas non plus regarder trop de chaines francophones avec le câble flamand. RTL, la une, la deux et France 2 et c’est tout. La TNT n’apporte quant à elle aucune chaîne francophone.

Un point positif néanmoins: là où il y a 2-3 ans, on ressentait une certaine antipathie face aux clients francophones, il semble qu’au niveau du métier de l’Horeca, la crise économique ait fait comprendre à certains cafetiers parfois trop flamingants que l’argent des francophones était bon à prendre pour le commerce. Même si le monolinguisme flamand reste de rigueur officiellement « en façade », l’accueil pour un francophone est plus facile qu’il y a quelques temps: commander en français est de nouveau possible et on vous répond en français, ce qui n’était plus le cas dans le milieu de la première décade.

Il est également remarquable de constater que dans un autre domaine, les autorités locales ont bien compris comment rentabiliser le tourisme: depuis cette année, la société privée qui s’occupe du parking a mis en place un tarif « punitif » de 25 euros la demi-journée si l’on oublie l’horodateur le jour de son arrivée… et il n’y a pratiquement plus de places gratuites dans les environs de la digue de mer….

Bien que je me considère comme un partisan acharné du bilinguisme et de l’apaisement communautaire, je me demande si, étant donné la facilité à aller en vacances ailleurs qu’à la mer du nord flamande à notre époque, les responsables de la « Vlaamse Kust » ne jouent pas un jeu dangereux qui pourrait encore déstabiliser l’intérêt touristique de cette côte… Et je ne parle pas là du temps pourri que l’on subit parfois, comme pour moi cette année :)

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