16 juin 2010

Pourquoi je pense qu’Ecolo ne doit pas monter dans un gouvernement fédéral cette fois-ci…

Les résultats de cette élection peuvent être – pour les optimistes – considérés comme une stabilisation du score d’Ecolo. Ce n’est ni une victoire, ni une défaite. On peut considérer que ce score représente une « base » relativement stable pour Ecolo et supposer que pour toutes les autres voix, il faudra convaincre de la « plus value » apportée par le parti.
Il est par exemple clair que cette fois, beaucoup de votes contestataires qui furent verts l’an passé sont allés vers les petits partis ou vers l’abstention.
Ecolo semble ne plus représenter pour le citoyen lambda un parti différent des 3 autres pilarisés (chrétien, libéral, socialiste).

Je pense à priori qu’il ne faut pas qu’Ecolo monte dans un gouvernement au fédéral. En effet, Ecolo doit pouvoir rappeler qu’il n’est pas un parti « de pouvoir pour le pouvoir ».
« Monter au fédéral » n’est de plus pas nécessaire dans le but de prendre ses responsabilités car on peut très bien apporter ses voix depuis l’extérieur de la majorité pour une réforme de l’état où les 2/3 sont nécessaires. Le PSC l’a bien fait par le passé lors des accords de la St Polycarpe.

Il me semble qu’entrer dans un nouveau gouvernement avec le PS et le cdH au niveau francophone serait l’occasion de donner une nouvelle fois l'impression que les écolos font passer un « Olivier » en oubliant l’éthique politique à laquelle ils tiennent tant et que le PS de Michel Daerden ou les blocages cdH contre les cumuls des mandats ne peuvent représenter.
Ecolo est progressiste alors que comme le dit justement Daniel Cohn Bendit, le vote PS est un vote conservateur. Il faut oser montrer que dans les faits, les « convergences de gauche » sont enterrées et que l’arrogance de certains mandataires du cdH est un problème.

L’énergie des responsables doit être concentrée sur les gouvernements régionaux où il y a déjà beaucoup de travail et d’énergie à dépenser pour « changer les choses ».
Ecolo doit réussir la réforme de la gouvernance régionale avant tout.
D'un côté, obtenir un ministre ou un secrétaire d’état au fédéral est sans doute un levier supplémentaire pour agir et c'est aussi un moyen de mettre en avant l’une ou l’autre personne de qualité chez Ecolo (médiatisation qui ne ferait pas de tort au parti).
D’un autre côté, il est à craindre que ce serait également augmenter la taille - par principe du partage particratique - d'un gouvernement qui risque d’être pléthorique pour des responsabilités en décroissance.

Je pense qu’actuellement, ce ne serait pas une bonne idée… Maintenant, un jour n’est pas l’autre et de toute manière, chez Ecolo, ce sont au final les membres qui décident démocratiquement.

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