12 juin 2010

Mon analyse personnelle sur les possibilités de votes pour demain…

Ça y est, demain matin, on vote. J’ai bien regardé la campagne électorale et je vais vous expliquer pourquoi je pense que le vote « Ecolo » est – actuellement – celui qui s’impose pour les électeurs wallons.
Il va de soi que je ne donne qu’un avis personnel et que je ne veux pas ici faire passer l’idée que je serais une sorte de savant qui a « la » vérité. Je veux juste donner quelques arguments de réflexion personnelle qui peuvent aider à décider les indécis qui auraient les mêmes valeurs que moi.

Préalable :
Ne pas voter ou voter nul, c’est renforcer ceux qui vous énervent. Le vote est un devoir et malheureusement une obligation (car je pense que cela devrait être un droit) mais ne pas voter parce que l’on est dégoûté de la politique ou parce que l’on a « piscine », c’est ne pas renforcer ceux qui peuvent changer les choses et c’est vraiment dommage.

Point 1 :
Voter pour un « petit » parti : vote inutile, voire dangereux
Certains petits partis ont de bonnes idées sur certains domaines spécifiques, c’est un fait. Qu’ils soient de la gauche extrême à la droite radicale, on peut y trouver de bonnes idées.
Maintenant, avec le seuil de 5%, ces petits partis n’enverront que très peu de députés ou de sénateurs qui dans le meilleur des cas n’auront pas d’impact sur les débats et dans le pire, seront là pour l’argent et le pouvoir et ne feront aucun travail utile.
A un moment charnière où le fonctionnement de la Belgique est mis en cause, il n’est pas temps – à mon avis - de jouer la carte « éparpillement des voix ».

Point 2 :
Voter pour le MR : vote dans le brouillard
J’ai bien aimé Didier Reynders dans les débats alors qu’en temps normal, je suis loin d’être un de ses fans. Son discours m’a convaincu que lorsqu’il défend les idées communes d’un parti modéré progressiste et pas sa gloriole personnelle, il peut avoir la stature d’un homme d’état.
Malheureusement, voter MR, c’est aussi voter FDF, qui est pour moi autant en faute dans les blocages politiques actuels que les extrémistes flamands. Ensuite, voter MR, c’est risquer de mettre des personnes « capitalistes et conservatrices » au pouvoir alors que l’on est libéral social ou l’inverse.
En effet, le MR est un auberge espagnole et ce n’est pas une solution « transparente » à mon avis.

Point 3 :
Voter pour le cdH : vote religieux et vote « Joëlle »
Nous ne sommes pas ici devant un vote local où l’on peut aimer les personnalités cdH qui se présentent. Cette élection est une élection fédérale et après les élections, les ministres wallons ou futur président qui sont en tête des listes ne siégeront pas et tous les pouvoirs iront à une Joëlle Milquet qui me donne l’impression d’être « investie » d’une mission quand je vois le nombre de « Je » qu’elle a utilisé en campagne.
Contrairement à Didier, je n’aime plus tellement les discours de Joëlle Milquet cette année. En effet, je n’ai plus confiance en eux. Elle et son parti furent pris plus d’une fois à contre-pied entre les paroles et les actes ces dernières années (élue voilée, visite au pape, pub ciblée « religieux », cumul de mandats, scotchage au PS, etc.) et jamais elle ne l’a reconnu, elle a toujours noyé le poisson.
Un peu d’humilité aurait été nécessaire.

Point 4 :
Voter pour le PS : vote « mensonge »
Je ne le cache pas, je suis un fan de personnalités socialistes comme Rudy Demotte ou Paul Magnette. Je pense qu’on peut aussi y trouver des personnes intéressantes comme JC Marcourt, Paul Furlan ou d’autres.
Maintenant, le PS reste un parti qui se maintient au pouvoir en Wallonie par l’assistanat, le clientélisme et pire de tout, un certain manque de culture politique d'une partie des électeurs, qui ne se rend pas compte qu’après 75 ans de pouvoir local socialiste, la situation ne s’est pas améliorée dans les grandes villes où l’on trouve plus de riches élus qui ont profité de leur pouvoir que trace de véritables politiques à long terme pour changer les choses.
Le PS promet en campagne électorale « on rasera gratis » mais cela n’arrive jamais parce que ce n’est tout simplement pas réaliste.

Dernier point :
Voter Ecolo : voter le changement
Ces derniers mois, je me suis rapproché d’Ecolo, ce n’est pas un secret. Je le dois surtout à des personnalités que j’admire, telles que Jean-Michel Javaux, Philippe Henri, Emily Hoyos ou Christophe Derenne.
Je reconnais que tout n’est pas parfait chez Ecolo : un peu trop « égalitaire » (quand on a besoin « d'équité ») sur certains sujets ou via certaines personnalités.
Maintenant, il faut regarder les faits : les statuts d’Ecolo interdisent les cumuls ; leurs actions (vote contre la Burqa) vont toujours dans le sens le plus réfléchi, même si les votes sont faits par certains à contrecœur ; les décisions sont prises de manière plus démocratique que dans les autres partis ; leurs rapports avec Groen démontrent une ouverture à la Flandre et une envie d’écoute de l’autre communauté ; etc.
On peut ne pas être d’accord avec toutes les idées d’Ecolo, on ne peut nier qu’ils essayent, de l’opposition au pouvoir, de faire changer les choses et que si on leur donne assez de pouvoir pour le faire, les autres politiciens devraient accepter des règlements plus stricts qui amélioreraient la vie publique et les comportements.
Aux dernières élections, les électeurs n’avaient pas donné assez de pouvoir à Ecolo que pour permettre de se passer du PS, contrairement à ce qui s’était fait – par exemple – à la ville de Namur.

En conclusion, je pense que demain, il n’y a qu’un seul vote qui s’impose pour les gens qui ont les mêmes valeurs que moi en politique : le vote « Vert ». Mais comme tout le reste, ce n’est jamais qu’un conseil ou qu’un avis personnel : que chacun fasse son choix en âme et conscience !

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