05 juin 2010

J-6 : Une campagne transparente…

Je m’intéresse à la politique. Cela fait des années que je tends l’oreille aux informations et discussions liées à la « gestion de la cité »… J’écoute les débats, je lis les articles, je m’intéresse, quoi…

Cette année, j’aurais aimé être candidat. Cela ne s’est pas fait et à posteriori, je me dis que finalement, sur cette élection, ce n’est pas plus mal.


En effet, être candidat veut dire « donner de soi » pour convaincre l’électeur durant la campagne électorale. Un candidat a donc toujours l’impression qu’il fait son possible, qu’il a touché un certain nombre d’électeurs et que son investissement sera payant.

N’étant pas candidat ni – encore – militant, j’ai pu jauger l’impact de cette campagne en tant que citoyen. Et en tant qu’employé avec enfants dans une période où le temps est relativement clément, je me dis que les possibilités de batifoler de ci de là pour le type d’électeur que je représente sont limitées. Le travail, les déplacements, les devoirs - voire les examens - des enfants, les barbecues ou repas de famille, les courses, les travaux au jardin ou à la maison, les activités extrascolaires des enfants, etc. Un ensemble d’occupations qui remplissent les journées sans laisser la possibilité de rencontrer – et surtout de passer du temps à discuter avec – des candidats si on n’est pas « militant »…

Bien évidemment, il reste cette pollution visuelle que sont trop souvent les affiches sur le bord des routes ou les débats télévisés mais cette année, je trouve qu’elles sont peu nombreuses et qu’ils sont insipides. Pour que l’information principale de la campagne côté francophone ait été de l’info « people » au sujet de Jean-Michel Javaux, il fallait vraiment que les journaux n’aient rien à dire au niveau « contenu ».

Ma conclusion personnelle est que pour le citoyen lambda - travailleur ayant des activités privées non politiques - qui n’a aucune raison particulière de s’y intéresser, cette campagne d’élection dont personne ne voulait, est bien transparente. Cela veut dire qu’il ne faut sans doute pas compter sur un impact quelconque de celle-ci. Les votes côté francophone se baseront sans doute sur de gros clichés.

Pour Ecolo, la marée noire démontrant la fragilité de notre écosystème pourrait apporter un soutien dont on se serait passé tandis que la formation de l’olivier au régional - que certains écolos centristes ou de droite n'ont toujours pas digéré - pourrait avoir un impact négatif.

Pour le PS, la communication est toujours la même et les électeurs qui votent PS depuis toujours continueront. Les affaires n’ont jamais eu d’impact, ce n’est pas cette fois que cela va commencer.

Pour le MR, l’apparition d’un vrai parti très à droite pourrait faire de l’ombre mais elle pourrait être compensée par le fait que le FDF devrait attirer les voix de ceux qui ont peur des flamands lorsque que le communautaire est le sujet majeur.

Enfin, le cdH, représenté par l’omnipotente et - cette fois - très agressive Joëlle Milquet devrait rester sur ses bases « ex-PSC » stables.

Finalement, on comprend bien pourquoi tout le monde chez nous tourne la tête vers ce qui se passera en Flandre…. Bon, allez, il reste 6 jours...

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