05 mai 2010

Une soirée avec Daniel Cohn-Bendit…

Hier, j’ai eu la chance d’assister - suite à une invitation bien à propos d‘un ami chef d‘entreprise - à une conférence de Daniel Cohn-Bendit dans le cadre du « rond central » dans les locaux du Standard de Liège.
Quelque part « une pierre, deux coups », puisque je combinais la visite des sacro-saintes loges de mon club de football préféré avec la chance de réentendre en groupe restreint les discours de « Dany le Rouge ».

J’avais déjà eu cette chance lors d’une émission de télévision « Les pieds dans le plat » de Jean-Claude Defossé sur le thème de l’immigration alors qu’il était élu en Allemagne.
Son bagout n’a pas changé, ses mots sont toujours justes, ses arguments toujours convaincants.
Lorsqu’il a parlé du Michel Platini de droite qui prônait justement la régulation des finances dans le football ou lorsqu’il expliquait pourquoi agir maintenant sur l’effet de serre pour éviter des problèmes dans 30 ans, voire quand il parlait de l’impossibilité de faire une croissance éternelle dans un monde à ressources limitées, on voit qu’il a de l’expérience et que c’est le bon sens qui domine. Quand il s’énerve et coupe la parole juste après avoir réfuté un certain autoritarisme ou quand il explique qu’il est une des rares « choses » biens issue d’une guerre, on aurait tendance à lui donner raison.

Il y a 15 ans, j’étais fan. Je le suis toujours. De plus, quand il ajoute qu’il faut s’allier ou travailler avec les démocrates de tous côtés pour arriver à faire changer les choses dans le bon sens en profondeur, même si cela donne une impression d’opportunisme en façade, je me reconnais un peu dans son image.

En clair, une très bonne soirée, l’occasion de saluer un Philippe Henri en pleine forme et un Jean-Michel Javaux égal à lui-même. Je note une présence des libéraux avec Michel Foret et des chrétiens démocrates avec le patron de la « Famille des rouches ». Je m’amuse néanmoins de remarquer l'absence de certains socialistes que l’on voit souvent quand les caméras sont présentes: écouter un écolo en monologue si longtemps, était-ce trop difficile?

Allez les rouches, c’était un premier pas sympa vers la nouvelle saison! Et quelle organisation!

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