09 mai 2010

Ne pas voter n’est pas la solution pour changer les choses…

Les gens qui me connaissent savent que je suis partisan du droit de vote, pas de son obligation. Cela veut dire que je pense qu’en laissant la liberté aux gens de choisir, ceux qui iraient seraient plus conscients de leurs choix et de l’impact qu’ils ont sur leurs représentants.

On éviterait peut-être un certain nombre de votes « par habitude » ou parce que « dans la famille, on a toujours voté pour les mêmes ». Mais en corollaire, il est clair qu’il faudrait trouver une solution afin que chacun, de quelque milieu social qu’il soit, puisse obtenir des informations « accessibles » afin d’expliquer les enjeux et les programmes des partis.

En échange, je suis pour des votations (ou referendum) au moins consultatives au cours de la législature pour donner plus souvent l’occasion aux gens de donner leur avis sur des points précis.

Maintenant, cela n’empêche pas que je pense que voter est un devoir nécessaire.

Actuellement, ne pas voter ne sert de toutes manières pas ceux qui veulent faire changer les choses. Le calcul des sièges étant effectués sur base des votes « valables », ne pas voter équivaut à abandonner son pouvoir d’influence. Depuis des années, l’abstention ou les votes extrémistes existent, les pontes des partis pilarisés disent qu’ils ont entendu le message… mais ne changent rien.

Pour vraiment faire changer les choses, il n’y a pas 36 solutions. Il faut soit voter pour un parti accédant au parlement et qui ne fonctionne pas comme les autres. Une des raisons pour lesquelles j’ai choisi Ecolo pour l’instant, c’est justement parce que les statuts internes font de ce parti un parti démocratique en interne où le pouvoir ne peut être confisqué par une personne ou un groupe seul si les membres pensent autrement.

L’autre solution est de choisir de voter pour des petites listes qui pourraient être proches d’un accès au parlement. Si en Angleterre, pays où depuis la nuit des temps l’on joue « travailliste vs conservateur », personne ne pensait que les libéraux-démocrates et les verts avaient un rôle à jouer et pourtant, ils entrent au parlement et auront une influence.

Finalement, il est aussi possible de ne pas accepter la manière dont les partis imposent l’ordre sur les listes en mettant en avant par son vote certaines personnes qui démontrent parfois un désaccord avec la ligne du parti. Maintenant, cette dernière possibilité part du principe que ces personnes ont accès à la liste et là, c’est parfois plus complexe.

En clair, il est possible d’envoyer des messages aux partis en allant voter plus qu’en ne le faisant pas… A méditer pour les potentiels futurs abstentionnistes…

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