16 mai 2010

5 priorités d’Ecolo à la moulinette du bon sens…

Depuis que l’on connaît mon engagement relativement récent chez Ecolo, les gens qui me suivent s’étonnent du fait que je puisse avoir « tellement changé d’idées ». En effet, je serais passé selon eux d’un projet libéral de droite à un projet écolo de gauche. On me traite de girouette, voire d’incohérence. Je ne reviendrai pas ici sur le fait que mes engagements précédents n’avaient rien à voir avec les valeurs de la droite capitaliste, non solidaire et conservatrice et que le bon sens et la libre pensée transcendent mes valeurs avant tout. Certaines personnes trop à droite ont sans doute incarné médiatiquement un projet que je défendais sans laisser l’espace au débat interne qui existait.

Maintenant, pour être factuel, voyons si je peux me placer derrière une majorité des 10 priorités de campagne d’Ecolo en conservant mes idées et mes valeurs centristes, non dogmatiques, de valorisation du courage et d’importance du respect de l’autre…

Je vais donc passer à la moulinette de « mon » bon sens les 10 priorités d’Ecolo pour cette campagne, en 2 épisodes !

1. Elaborer un nouvel équilibre institutionnel basé sur la solidarité et la responsabilité, le respect et le dialogue (…).

Je suis pour la solidarité envers les plus faibles, les plus fragiles et ceux qui ont moins de chance du moment du moment que cela sort de l’assistanat aveugle. L’importance de la responsabilité, du respect et du dialogue me permet donc d’être tout à fait derrière cette priorité pour une refondation d'un pays où les stéréotypes tombent et l'efficacité permet de viser un but commun.

2. Plan de réformes des pratiques politiques et réinvestir les services publics.

Le service public est un mastodonte lent et peu performant parce qu’il est politisé et qu’il permet des pratiques inacceptables. La logique qu’Ecolo défend à la région wallonne va dans le sens d’un service public plus performant. Appliquer les mêmes valeurs au fédéral ne fait que pousser dans un sens que je soutiens tout à fait. Certains services au public méritent qu’on y investisse plus du moment qu’on rationalise là où le gaspillage règne.

3. Transformer notre économie, créer des emplois durables (économie verte et secteur non marchand).

Les derniers soubresauts de l’actualité ont démontré, s’il le fallait encore, que l’économie actuelle fonctionne sur la tête. Quand on voit les bonus alloués à certains patrons et actionnaires alors que la crise fait mettre des gens au chômage, il y a quelque chose de pourri. Mettre en avant des emplois dans l’économie verte est une nécessité et le secteur non-marchand doit permettre un mieux vivre pour tous. Tout ne doit pas tourner autour de la création de richesses pour quelques uns sans nuance: il faut penser à une croissance permettant la création de jobs protégeant les ressources de la planète et ses habitants. Je suis à 100% derrière cette idée.

4. Renforcer et moderniser la sécurité sociale (…).

Travaillant dans le secteur privé mais ayant pour client principal la sécurité sociale, je vois au jour le jour l’importance de ce secteur pour les hommes et les femmes qui sont confrontés à des problèmes de santé ou des accidents de la vie. Je vois également les défauts du système actuel où certains peuvent abuser quand d’autres manquent du minimum. Ici, ma vision pourrait être différente de ce que certaines personnes « très à gauche » défendent chez Ecolo mais dans l’objectif général, on se retrouve. Les moyens pour parvenir à ce renforcement et cette modernisation pourraient nous diviser mais c’est un principe de démocratie que d’au moins confronter les idées en interne et voir ce qui en ressortirait.

5. Régulation des marchés financiers, lutter contre spéculation (…), combattre la grande fraude fiscale.

C’est sans doute le point qui me permet le plus de me départir personnellement de ce que l’on appelle « la droite ». En effet, là où les gens appelés de « droite » pensent que « les marchés », « la concurrence » et « la mondialisation » peuvent gérer le monde dans l’idée d’un bien-être plus important, j’ai toujours été convaincu que la cupidité et l’égoïsme, valeurs basiques chez l’homme, faussaient le jeu. Je pense qu’il faut que des règles soient instaurées afin que l’argent ne soit pas un but en soi, mais juste un moyen. La finance doit pouvoir aider à l’émancipation mais sans exagération. Ce n’est pas pour rien que j’ai abandonné un poste de consultant qui pouvait m’enrichir de manière exagérée mais demandait un travail quasi permanent pour devenir un « simple » employé et pouvoir m’occuper un peu plus de mes enfants et avoir plus de temps libre…

A suivre...

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