24 mars 2010

Claude Eerdekens : un politicien du 20ème siècle…

Claude Eerdekens se demandait hier soir « s’il devait être exécuté pour avoir dit la vérité ». Une référence à Guy Béart, un chanteur du siècle passé pour un politicien du siècle passé, quoi de plus normal ?
Comme un journaliste le signalait au lendemain de sa furtive démission du PS (longue d’une journée), le monde politique est heureux de savoir que le député-bourgmestre d’Andenne est toujours vivant. Il l’avait perdu de vue depuis son « très dispensable passage au ministère de la fonction publique et des sports » ou son rattachiste « Si vous (Flamands) voulez que la France se trouve aux portes de Bruxelles, alors, allez-y.. ».

* Avait-il raison de demander s’il faut accueillir 500 nouveaux emplois en Wallonie ? Oui, mais il a tort de faire du simple électoralisme et de ne pas se demander dans quelles conditions ces emplois seront créés.

* Avait-il raison de s’attaquer « ad hominem » à Philippe Henry ? Non, car pour l’avoir cotoyé lors de son passage à la FEF, je sais que Philippe était déjà plus réfléchi, modéré et démocrate à l’époque que ne le sera sans doute jamais Mr Eerdekens, à entendre certains de ses administrés.

* Avait-il raison de parler de « parti stalinien à l’organisation militaire et despotique » quand il parle d’Ecolo, en ajoutant « qu’il n’y a pas de liberté d’expression » ? Peut-être voulait-il parler de sa gestion communale personnelle car en ce qui concerne Ecolo, je suis la preuve du contraire. En tant qu’ancien président des Jeunes Réformateurs namurois et ancien responsable namurois de l’éphèmère parti LiDé, je suis arrivé chez Ecolo avec une étiquette de centre droite, voire pire. Après avoir passé une période de candidature m’ayant permis de démontrer que bon sens, tolérance et accord avec les bases fondamentales de l’écologie politique faisaient partie de mes valeurs, j’y ai été accueilli avec ouverture d’esprit, droit total à l’expression personnelle et la possibilité de m’y présenter démocratiquement aux postes internes, malgré mes idées parfois divergentes avec le positionnement présenté comme « très à gauche » d’Ecolo.


Je peux donc factuellement avancer que Mr Eerdekens ne sait pas de quoi il parle. Il serait donc temps qu’il retourne là où son président de parti l’avait placé en ne le reconduisant pas au gouvernement wallon : dans l’oubli. Il pourrait ainsi permettre au débat de reprendre de la hauteur, ce que des socialistes tels que Rudy Demotte ou Paul Magnette peuvent offrir et ainsi rejoindre ses irrascibles collègues José H. et Anne-Marie L. dans les livres d’histoire de la politique qu'il n'aurait jamais dû quitter…

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