30 décembre 2009

Mes flops et tops 2009

Comme c’est la mode ces temps-ci et comme je n’avais plus alimenté mon blog depuis quelques temps, j’ai décidé de me fendre, comme d’autres, de mes flops et de mes tops de 2009 !

A. Les Flops
4. Anne-Marie Lizin
La mégalomane en chef, qui considère que ce n’est pas parce que le « peuple » l’a mise au pouvoir qu’il a le droit de s’opposer à ses décisions, semble avoir un intérêt principal dans la vie : s’exprimer dans les médias. Le problème est que souvent, tout le temps parler fait qu’elle semble se contredire tout en refusant de l’admettre, ce qui est grave en politique. Le pire de tout, c’est que quand on la sort par la fenêtre, elle rentre par le soupirail.
De la génération des Happart, VanCauwenberghe et autre Daeden, elle fait partie d’un modèle politique dont les pratiques sont à la base de mon engagement citoyen contre le clientélisme et l’abus de position dominante. Malheureusement, ces dinosaures semblent quasi inépuisables et en plus, faire des petits...

3. Michel Daerden
Le populiste au sens noble du terme - s'il en existe un - d’après certains médias. Après avoir écumé les restaurants namurois pendant d’interminables dîners d’affaires (m'ont raconté certaines méchantes langues) lorsqu’il était ministre wallon, voici que l’empereur romain des médias s’en est retourné au fédéral narguer les flamands avec son inimitable parlé et sa vision bien particulière des mathématiques, cette fois au « service » des pensions.
Que le bon peuple se rassure, crise ou pas crise, rien n’empêchera « papa » de s’amuser et pour ses fans, c’est le principal. Qu’est-ce qu’une entreprise de plus en crise dans le fief du bon Michel du moment qu’on peut le voir s’esbaudir à la télé ?
Quant à l'éthique ? « c'est une question d'homme » comme il disait…

2. Les transferts du Standard 2009-2010
Cela fait 3 ans qu’en début de saison, les fidèles supporters des rouches disaient que le noyau mis à la disposition de l’entraîneur était trop court en terme de qualité. Pendant 2 ans, peu de blessés, quelques découvertes de perles rares avaient donné l'impression de pouvoir infirmer cette affirmation. Visiblement, on ne peut pas avoir la même chance trois fois de suite et cette année, la facture de dame chance s’est présentée. Il s’avère que les blessures et les suspensions ont eu la peau d’une équipe qui était au devant de « la » saison qu’il ne fallait pas rater : participation en Champion’s League directement en poules, ce qui n’arrivera plus avant longtemps et un championnat qui permettait un léger dérapage. 2009 se termine avec un Standard à la ramasse partout…. Dommage.

1. Rudy Aernoudt
Dans ma vie, j’ai souvent fait preuve de naïveté mais sur ce coup-là, j’ai touché le fond.
Je n’aurais jamais pensé qu’une personne puisse à ce point être prête à sacrifier le fond pour la forme. En clair, comment peut-on être prêt à faire croire qu’on veut faire de la politique non particratique, que l’on veut faire de l’écologie non dogmatique, que l’on veut faire du social autrement, qu’il faut redonner la parole aux membres, etc. tout en étant prêt à tout sacrifier pour son intérêt personnel ? Comment peut-on présenter à la caméra des idées « radicalement à droite » auxquelles on croit quand on se dit « au dessus des clivages » hors caméra pour faire plaisir à ses interlocuteurs ? J’ai été confronté directement à ce qui se fait de mieux au niveau de l’égoïsme politique tout en se camouflant en bien-pensant… On ne m’y reprendra plus…

Les Tops
4. Barack Obama
La présidence de Georges W Bush a été un fléau pour le monde. On le savait et je l’avais (grâce aux médias indépendants) senti dès sa première campagne électorale.
Que son remplaçant soit à la fois un signe d’ouverture, de par la couleur de sa peau mais aussi parce qu’il est un exemple typique de ce que peut être la rencontre de la « real politique » avec des idéaux humains et solidaires, est un bienfait pour l’humanité.
Bien évidemment, il n’atteindra pas tous ses objectifs et les espoirs mis en lui feront qu’il en décevra plus d’un.
Néanmoins, son élection est le signe que le monde change et qu’il n’est peut-être pas certain qu’il n’y ait plus d’espoir de changement pour la race humaine. Que la société la plus égoïste et la plus dépensière au monde puisse élire une telle personne à sa tête pourrait être la démonstration que chaque peuple est capable de changer… Acceptons-en l’augure !

3. Jean-Michel Javaux
Depuis les convergences de gauche jusqu’aux élections de 2009, j’avais toujours considéré Ecolo comme étant un parti gauchiste dogmatique qui ne pouvait pas envisager de vivre avec des idées « de bon sens » si celles-ci remettaient en cause « les idées du PS ».
Durant la campagne électorale, je me suis demandé ce qu’une personne comme JMJ (qui me semblait tellement atypique) faisait à la tête d’un tel parti et j’ai pris le parti de l’écouter. Ensuite, convaincu de son ouverture d’esprit, sans doute liée aux épreuves qu’il a rencontré dans sa vie personnelle, je me suis dit qu’il ne pouvait pas être le seul chez Ecolo à penser ainsi. J’ai ainsi écouté plusieurs personnes chez Ecolo ; j’ai lu le programme ; j’ai assisté aux congrès, en direct ou via internet.
Grâce à JMJ, je me suis donc rendu compte qu’il y avait plus chez Ecolo que ce que certains médias voulaient bien laisser paraître. J’ai trouvé des débats intéressants et ouverts. Un dogmatisme limité à certains domaines bien restreints et qu’il est malgré tout possible de discuter, si pas remettre en cause. Je l’en remercie. En plus, en tant que supporter du Standard, fan de U2 et facebookholic, je ne pouvais que le trouver sympathique!

2. Le titre du Standard 2008-2009
En tant qu’abonné au Standard et lorsqu’on a vécu pendant 25 ans dans la disette en tant que supporter alors que ses amis vous contaient les exploits de leur équipe favorite, le premier titre était un évènement indescriptible. Néanmoins, s’il était resté unique, les moqueries du « coup de chance » étaient sans doute déjà prêtes. Un deuxième titre d’affilée, dans les conditions que l’on sait, était une nécessité afin de permettre à tout fan rouche qui se respecte de pouvoir de nouveau affronter des périodes plus difficiles. Même s’il fut chanceux, ce titre est un must de 2009… et en plus, j’y étais en « live », alors qu’un bête accident de voiture me l’avait interdit l’année précédente !

1. Jean-Marc Jancovici
Je me suis toujours considéré comme un défenseur pragmatique de l’environnement et comme quelqu’un qui voulait faire avancer les choses vers un monde meilleur, où l’écologie, seule solution réaliste aux problèmes que l’on prépare pour les générations futures (fin des réserves d’hydrocarbures, problème de l’eau potable, désertification, fonte des glaciers polaires, etc.) doit être une priorité.
Néanmoins, j’ai souvent eu des difficultés à me reconnaître dans un des fers de lance de ce type de mouvement, car je n’y trouvais personne capable de remettre certains dogmes en cause, ce que je m’efforce de faire afin de suivre le précepte qui dirige ma vie*.
Pour la première fois cette année, j’ai trouvé un personnage public qui me semble correspondre à cet idéal. Quelqu’un à travers qui je pense pouvoir trouver une sorte de modèle à suivre. Cette personne s’appelle JM Jancovici. Comme moi, c’est un ingénieur de formation. Comme moi, c’est un fan de vulgarisation scientifique. Il est considéré comme un environnementaliste mais n’a pas peur de dire que le nucléaire, et d’autres solutions technologiques doivent faire partie de l’évolution de nos sociétés pour sauver notre civilisation, quitte à déplaire à ses « amis » anti-nucléaires. Et surtout, il utilise son « Bon Sens » dans ses argumentaires…. J’ai acheté ses derniers livres et je ne manquerai pas de vous faire part de ce que j’y découvrirai. Pour moi, mon top en 2009 !


* La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. (H.Poincaré)

Aucun commentaire: