15 novembre 2009

Une carte de parti ne peut amener de privilèges !

Je croyais que quelque chose avait changé au sein du PS wallon. En effet, lors des dernières négociations visant à mettre en place l’Olivier, il est arrivé jusqu’à mes oreilles que ceux qui s’opposaient le plus à la limitation des cumuls et pouvoirs locaux étaient démocrates humanistes et pas socialistes comme on aurait pu le croire.
J’avais eu vent d’une fronde interne au PS qui visait à la rénovation. J’avais vu la confirmation au pouvoir d’un brillant ministre président. J’avais vu l’exclusion de la mégalomane Anne-Marie, la démission du consultant en or…. Bref, un vent nouveau semblait souffler…

Puis, est arrivé le retour par la fenêtre du démissionnaire par la porte. Déjà, un doute m’avait assailli. Ensuite, une affaire « Père Hubu » qui avait un goût d’estompement de la norme qui ne me plaisait pas. Pour finir cette semaine par le retour d’un clientélisme du plus mauvais goût dans la région liégeoise.

Si j’ai toujours été critique envers le PS, c’est parce que j’ai grandi dans la région de Charleroi, où la compétence ne suffisait pas pour obtenir un emploi lié de prêt ou de loin à des décisions politiques. Si on n’avait pas la « bonne » carte de parti, mais qu’on désirait rester « libre penseur », on n’avait pas le poste convoité (et c’est du vécu, pas un fantasme ou un « ouï-dire »). Pour moi, obtenir du pouvoir en faisant des électeurs des obligés, c’est refuser la démocratie. C’est refuser qu’une personne plus compétente qui n’a pas les mêmes options politiques que vous puisse travailler dans l’optique d’un bien commun, d’une amélioration de la qualité du service rendu…

Dans notre cas, il s’agirait de mettre en place des coopératives qui fourniraient des biens à prix moindres pour les membres du PS… Ce qui veut donc qu’un pauvre qui a une carte du PS mérite plus d’intérêt qu’un pauvre qui n’a pas cette carte ! Pour un parti qui se permet d’attaquer pour un rien lorsqu’il entrevoit une possible discrimination, on est dans une situation surréaliste ! Comme je l’avançais dans un post précédent, il ne faut pas confondre clientélisme avec solidarité. Je suis pour la solidarité sans distinction politique, je suis contre le clientélisme.

Le PS semblait avoir changé, mais ce n’était peut-être qu’une façade. Ou pire, les feuilles de l’arbre semblent peut-être belles, mais il est toujours possible que les racines soient pourries. Si le parti est basé sur des comportements locaux légaux mais peu éthiques, il lui sera peut-être toujours impossible d’en changer. En tout cas, il faut espérer que les instances locales ne sont pas en train d’essayer de trouver d’autres moyens de faire des obligés dans le seul but de rester au pouvoir.. Sinon, c’est vraiment à désespérer de tout !

1 commentaire:

pamina a dit…

Le portail www.labelgosphere.be consacré aux blogs politiques belges est ouvert. Vous y figurez à titre d’auteur ou de blog référencé. Le but de cette initiative? Faire “percoler” dans la société civile les infos des blogs, leurs analyses, réflexions, réactions. Donner à ces expressions citoyennes, qui peuvent être engagées (et de tous bords) une visibilité accrue. Favoriser les interactions, les échanges. Donner au lecteur l’occasion d’une prise de conscience et d’une prise de parole. Bref, encourager la politisation, c’est à dire l’intérêt, mieux, le souci du vivre-ensemble. Merci de faire circuler l’information et d’instaurer la réciprocité par un lien. Papagena.