15 octobre 2009

Mon avis sur la polémique « Jean Sarkozy » et ce qui va avec…

Il est possible que ce brave homme puisse un jour être un grand homme… Les gênes, c’est souvent une bonne base de départ en ce qui concerne un potentiel.

Mais on parle bien de potentiel et si, par exemple, les enfants appelés « enfants à haut potentiel » ne deviennent pas tous des êtres d’exception, cela veut bien dire que l’on parle de quelque chose qui n’est pas encore mûr. Le potentiel, pour se concrétiser, à besoin de bases solides et ensuite, de pratique et d’expérience.

Dans le cas de Mr Sarkozy Jr, je ne lui reproche pas de vouloir, à 23 ans, devenir le point de contact de tout ce qui est business parisien. Cela démontre simplement qu’il a de l’ambition. Je lui reproche par contre de ne pas (encore) le mériter.

En effet, qu’a-t-il déjà démontré si on en croit les journaux qui se penchent sur son passé récent? Il a voulu faire du théâtre mais a échoué. Il a voulu faire des études de droit mais a échoué… On ne peut donc pas dire que son entrée dans le monde « adulte » se soit fait avec fracas grâce à ses capacités. On est loin du parcours d’un Bill Gates ou d’un Steve Jobs qui à 18 ans ne devaient déjà plus rien à personne.
Ici, on parle d’une personne qui, à force d’échecs, ne voit plus que l’aura de papa pour arriver dans la vie à un poste que ses seules capacités ne lui auraient sans doute pas permis d’avoir avant 20 ou 30 ans…
Comme le dit Oscar Wilde : « L’ambition, c’est le dernier recours de l’échec »

Maintenant, le principe du népotisme est-il un cas isolé ? En politique belge par exemple, le nombre de ces personnes d’un très jeune âge qui sont arrivées à des fonctions à responsabilités uniquement par soutien familial et pas grâce à la démonstration de leurs capacités est pléthorique. On ne sait pas s’ils n’y seraient pas arrivés par eux-mêmes mais on sait qu’en tout cas, ils ne l’auraient pas fait aussi vite.

Quelques exemples ? Alain Mathot, Frédéric Daerden, Denis Ducarme, Freya Van den Bossche, Laurette Onkelinx, Melchior Wathelet Junior, Charles Michel, Denis Ducarme, Benoît Langendries, Philippe Van Cauwenberghe, Christophe Collignon, Christine Defraigne, Gilles Foret, Bernard Clerfayt, Benoît Lutgen, Alisson De Clercq, etc…

La politique est remplie de népotisme. Mais je ne vois qu’un seul vrai problème : être lancé sans expérience à un poste à responsabilités fait qu’on ne peut pas connaître le vécu des gens dont on se dit les défenseurs ou les représentants.
Les « boudins-compotes » ne remplaceront jamais la pratique quotidienne.
On le voit également dans certaines administrations ou sociétés publiques, où des personnes qui n’ont jamais été que dans le monde de la politique se retrouvent à devoir gérer un monde du travail qu’ils ne connaissent pas et où le « YaKa » leur semble la norme, au grand dam des employés.

Y a-t-il une solution ? Non, car nous vivons en démocratie, et si les « enfants de » se retrouvent aux places où ils sont, c’est avant tout parce qu’ils sont élus. On ne peut pas leur en vouloir de se mettre sur les listes. On peut en vouloir aux citoyens de les élire non pas sur un vécu mais bien sur un nom…
Et on en revient une nouvelle fois au problème récurrent de base : les gens ne s’intéressent pas à la politique et si tu ne t’y intéresses pas, ne t’inquiète pas, elle, elle s’intéressera à toi….

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