08 septembre 2009

Du manque de « responsables » parmi nous

- Est-ce la faute d’un entraîneur s’il y a eu une faute grave d’un de ses joueurs lors d’un match où il leur avait demandé de l’engagement ? Non
- Est-ce la faute du président de parti si des mandataires de son parti abusent de biens sociaux ou font d’autres « fraudes » contraires aux valeurs du parti ? Non
- Est-ce la faute d’un ministre si son administration pédale dans la choucroute et travaille mal depuis des années ? Non
- Est-ce la faute d’un patron d’entreprise si ses employés, par leur désinvolture, ont mis en péril l’entreprise ? Non
Etc, etc, etc.
Ce n’est pas la faute de quelqu’un qui a des responsabilités si ses « subordonnés » ont fauté. On ne peut pas lui demander de prendre « tout le malheur du monde sur son dos ».

Par contre, on peut lui demander de faire preuve d’humilité, de reconnaître que son travail de « responsable » n’est pas satisfaisant, puisqu’il n’a pas réussi à trouver une solution pour que les gens qui travaillent sous ses directives respectent celles-ci.
Et ceci, on le voit souvent dans les entreprises privées. En 13 ans de carrière, j’ai souvent rencontré des « managers » qui « prenaient sur eux » les erreurs des membres de leur équipe et qui rebondissaient en essayant de changer les choses, en trouvant de nouvelles méthodes, de nouvelles approches, etc. J’ai aussi rencontré le contraire, bien évidemment.
Je suis même depuis quelques temps moi-même contraint de le faire dans mon domaine, même si je n’ai pas toujours l’impression d’avoir les leviers me permettant de faire changer les choses.
Et dans un autre domaine, que dire de sa responsabilité en tant que parent devant l’évolution de ses enfants…

Mais dans l’ensemble de la population, j’ai un peu l’impression que cette capacité à « prendre ses responsabilités » tend à disparaître. Quand tout va bien, on revendique la paternité du travail de son équipe mais quand tout va moins bien, c’est soit uniquement la faute des autres, soit la fuite en avant (si possible, avec un beau parachute doré).

Parfois, reconnaître des torts, même si ce ne sont pas directement les siens, mais en sachant que son travail, son comportement ou son manque de réactions y a contribué, cela fait du bien, et cela permet de repartir du bon pied.

A méditer chez certains « hauts responsables » dont les rémunérations sont proportionnelles à leurs responsabilités… mais qui ne semblent pas toujours s’en rendre compte !

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