01 septembre 2009

Devoir défendre l’indéfendable… car l’abus (inverse) nuit en tout…

Lorsque j’ai vu la gravité de la faute de Witsel dimanche, j’ai été choqué, dégoûté et son manque d’empathie envers le joueur dont il venait de briser la jambe et sans doute la carrière m’a posé problème en tant que supporter du Standard.
Ce soir là, le style de jeu de « mes couleurs » m’a posé problème : le football, ce n’est pas la guerre et trop de fautes inutiles (en supposant que l’on puisse accepter que certaines le soient) ont été commises.

Maintenant, dans tout, il faut raison garder et deux jours après, il me semble qu’une fois de plus, le monde du ballon rond tourne carré.
La faute de Witsel est elle grave ? Oui.
La faute de Witsel mérite-t-elle une punition exemplaire ? Sans doute car il est soulier d’or et représente ainsi un exemple pour les jeunes.

A partir de ce constat, ce que je vois et j’entends dans les médias qui sort de ce cadre me désespère…

Witsel a-t-il fait exprès de blesser gravement Wasyl ? Sans doute pas, car il savait ce qu’il risquait et en début de carrière, il ne l’aurait pas fait délibérément. C’est donc « coups et blessures involontaires ». Grave mais ce n’est pas le tueur en série qui mérite la peine de mort comme certains supporters anderlechtois le décrivent…

Qui a pourri l’ambiance entre les deux clubs ? La presse qui a monté en épingle les déclarations de Herman Van Holsbeeck, d’Ariel Jacobs et le jeu violent de Wasyl lui-même. Le Standard ne parlant plus à la presse est innocent de ce point de vue.

Au début, du côté des mauves, il y a eu les fautes (qui auraient pu être graves, remember DeBilde) de Wasyl lors des test-matchs. Le staff anderlechtois a-t-il agi ? Non, il a cautionné (« c’est sa manière de courir »)
Ensuite, les insinuations sur la corruption envers Bryan Ruiz qui allait « décrocher un contrat en or au Standard »… Tiens, il n’est jamais venu.
Puis, l’affaire Van Damme, dont HVH annonçait à la presse qu’un journaliste lui avait téléphoné pour s’excuser d’avoir trempé dans la combine. Ce journaliste annoncera ensuite que c’est un pur mensonge dans l’émission « 3eme mi-temps » de la RTBF.
Pour finir, les photos des joueurs du Standard dans le vestiaire anderlechtois pour rappeler qui sont les « cibles » afin de motiver les joueurs…
De l’autre côté, on reproche à Boloni d’avoir voulu des « salopards anonymes »… Terme qui n’avait causé aucun problème aux journalistes au préalable, car ils savaient tous qu’il ne parlait pas de « casser du joueur », mais bien de « mettre le pied » au sens noble du terme, « aller au contact », comme l’exemple qu’était Wasylevski dans ce domaine chez les mauves. C’était sans doute indélicat mais les gens un peu éduqués avaient lu entre les lignes !

Depuis l’horrible accident, on a droit à tout : déclarations ridicules sur la volonté « de nuire » du Standard venant d’HVH ou autres insinuations des Jacobs et autres Steegen ; remarques naïves, ridicules et déplacées de Defour et de Boloni aux médias (heureusement qu’il y avait Jovanovic et Chatelle pour relever le niveau) ; insultes de HVH – encore lui - envers la direction du Standard ; menaces de mort envers Witsel et Defour ; supporters qui attaquent les maisons des joueurs ; juge qui est 3 fois plus sévère que la jurisprudence et plus que ce que l’avocat de l’accusation demande ; des journaux qui font un procès à charge, sans évoquer la possibilité (encore une fois, je n’en sais rien) que le geste était peut-être involontaire, car même si le geste était dangereux et inexcusable, une fraction de seconde plus tôt ou plus tard aurait permis d’éviter la blessure. Pour un joueur de foot qui n’est pas karatéka de formation, on peut douter qu’il soit aussi doué dans la précision de son agression… Je n’en sais rien, mais je veux lui laisser le bénéfice du doute, car il n’avait pas de vrais antécédents de violence « à la Zidane ».
Quand je vois par exemple certaines agressions on ne peut plus volontaires sur UTube, je me dis que le doute est en tout cas permis. On est en effet loin du pied levé à hauteur de la gorge ou de la colonne vertébrale…

Et voilà où je voulais en venir : lors d’une guerre, les gens doivent prendre un parti. La chanson de Goldman, « né en 17 à Leidenstadt », parle très bien de ce fait. Les personnes neutres ont à choisir un camp.
En mettant une ambiance pourrie, en faisant des montagnes d’un fait très grave mais qui serait passé quasi inaperçu s’il s’était produit entre joueurs de Westerlo et de Waregem, par exemple, les médias et la direction anderlechtoise (puisque le Standard se tait dans toutes les langues) sont en train de mettre un climat de guerre entre ces deux équipes et entre leurs supporters.
Qui a à y gagner ? Personne.
Le seul intérêt que l’on peut y voir serait de « salir » le Standard, qui fait un peu trop d’ombre au club ayant le meilleur palmarès de Belgique. Si certains sont prêts à cautionner une guerre pour ces raisons, il y a un problème.

En conclusion, les gens feraient bien de remettre cet évènement au niveau qu’il mérite : un fait divers où un jeune a pris un risque inconsidéré et dont il va devoir payer les conséquences pendant des années. Cela s’appelle assumer ses actes.
De l’autre côté, une victime doit être aidée et soutenue par tout le monde afin de se rétablir au plus vite.
Le reste, c’est du blabla inutile qui entraîne les simples d’esprits et les moutons vers des situations qui pourraient être encore plus graves. Que dirait-on si on revivait un « Heysel bis » lors du prochain RSCL-RSCA parce que les mono-neurones des deux camps décidaient d’en découdre dans les tribunes maintenant non grillagées de Sclessin ?
Qui serait responsable cette fois ?

Non, il est temps que les médias et les gens de la direction des clubs reprennent le sens de la mesure, et qu’ils laissent faire la « justice » et la loi du sport sans en remettre des couches à chaque fois…

Ha oui, sinon, il y a une chose très importante: mes filles sont bien rentrées à l'école... Pourvu que ça dure ;-)

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