19 septembre 2009

Baraki, ce n’est pas une race, mais une tournure d’esprit

Rappel du départ de mon coup de gueule: J’habite une rue, grande ligne droite qui relie une nationale à un village. De par la présence d’habitations et son statut "dans l'agglomération", la limitation de vitesse face à la maison est à 50 km/h.
Hier soir, ma femme, revenant de son travail, s’apprête à rentrer à la maison. Pour ce faire, il faut tourner à gauche. Il faut malgré tout attendre un peu avant de rentrer, le temps que la barrière s’ouvre. La configuration est donc que l’on stationne à la droite de la route avec le clignotant vers la gauche. Dans 90% des cas, les gens civilisés attendent (en moyenne 10 secondes) derrière la voiture, le temps que l’on soit rentré, avant de continuer leur ligne droite.
Mais voilà, quand on tombe sur le 10% de barakis lobotomisés, c’est le drame.

En effet, quand un pauvre type en voiture de sport rouge surbaissée avec des flammes dessinées sur le capot a déjà fait l’effort d’atteindre les 80 km/h en 300 mètres depuis le début de la route (limitée à 50, je le rappelle), ses deux neurones lui disent qu’il est inacceptable d’être stoppé dans son élan par une voiture à l’arrêt en attente de manœuvre. Il arrive donc « à fond de balle » en klaxonnant comme un malade (le troisième neurone en action ?) et malgré la vision d’un clignotant vers la gauche, il dépasse par la gauche afin de ne pas devoir freiner. Puis ensuite, ce brave mâle se rend compte que c’est une femme au volant. Dans ces conditions, pas de deux poids deux mesures, on s’arrête et on fait marche arrière pour pouvoir invectiver, insulter et menacer physiquement. Pas de chance pour lui, attiré par le bruit, le mari (moi ;-)) sort de la maison pour voir ce qu’il se passe. Soudain, le courage du mâle baraki en pleine démonstration de force semble moins important et plutôt que de discuter de sa situation d’homme à homme, il repart dans un crissement de pneus….
Ceci n’est bien évidemment qu’une anecdote personnelle, mais voici où je veux en arriver : c’était un bon belge moustachu comme on en rencontre dans bien des villages…

Au moment où j’entends et je lis sur des forums des remarques racistes envers les jeunes qui créent des troubles à Molenbeek, je voudrais poser cette question : le problème des jeunes molenbeekois, est-ce vraiment qu’il sont d’un phototype non caucasien (bref, qu’ils sont bronzés) ou est-ce plutôt qu’on les laisse traîner dans les rues à 3h du matin, quand les jeunes qui ont école le lendemain ou ceux qui travaillent devraient plutôt de reposer ? De la même manière, quand les profs se plaignent – à raison – de la difficulté d’enseigner dans certaines classes, ce n’est pas parce que les jeunes qui troublent le cours ont des descendants d’origine étrangère mais bien parce que nos éminents responsables acceptent que l’indiscipline soit la norme dans certaines écoles faute d’alternative valable.
Dans les écoles à discrimination positive de la région namuroise, les prénoms des fauteurs de trouble ne sont pas d’origine arabe, ils sont plus souvent tirés de séries américaines pour adolescents. Les parents qui viennent agresser les enseignants à la sortie des classes sont de bons gros barakis belges, rarement des musulmans.

Ce que les gens doivent comprendre, c’est que pour que notre monde civilisé soit meilleur, ce n’est pas de racisme dont il a besoin, mais d’une prise de conscience qu’avant de demander ses droits existants, chacun doit respecter ses devoirs ; qu’avant d’exiger de nouveaux droits, il faut respecter les règlements en vigueur, même si on veut les faire changer et qu’avant de se plaindre de devoir payer des impôts, facteur de solidarité, il faudrait que chacun fasse son introspection afin de voir s’il respecte bien les autres comme il voudrait qu’on le respecte.

Nous vivons de plus en plus dans une société où le plus grossier, le plus baraki, le irrespectueux est celui qui se sent le plus "valorisé". Cela doit changer : la loi de la jungle, c’est d’application dans les pays sous-développés et si certains barakis de chez nous veulent vivre ainsi, qu’ils y aillent ! Rien n’est question de race, tout est question d’éducation, de respect et de politesse… A bon entendeur…

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