11 juin 2009

La solidarité, ce n’est pas le clientèlisme…

Certains militants écolos pensent qu’il est mieux pour leur programme de s’allier avec le PS sur le principe que la « solidarité » est une valeur commune aux écolos et aux socialistes.

Il y a juste un problème : ce que les écolos appellent de la solidarité, c'est le fait de redistribuer les richesses de manière totalement objective, sur base des besoins des individus en prenant soin de vérifier que cette redistribution sert avant tout aux besoins de première nécessité.
Ce que certains élus socialistes appellent de la solidarité, c’est en fait du clientélisme.

Quelle est la différence ? Le clientélisme est également une certaine redistribution des richesses, mais de manière totalement subjective. Cette redistribution se fait sur base de demandes de « camarades » et il n’y a à posteriori aucune vérification que ce qui leur est donné n’est pas utilisé pour des futilités au détriment de besoins primaires.

Pour que le clientélisme redevienne de la solidarité, il faut que ce ne soient plus les hommes politiques et leurs permanences « sociales » qui décident de cette aide et de cette redistribution : il faut que ce soient les employés d’un service public complètement dépolitisé.

Le problème principal, c’est qu’en faisant cette objectivation, il me semble que certains grands faiseurs de voix du PS n’auraient plus de réservoir à voix. Pour moi, il est donc un peu naïf de penser que ce type de changements puisse arriver depuis le pouvoir… D'où l'intérêt d'une cure d'opposition...

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