21 mai 2009

A qui profite la campagne (électorale)?

Ce matin, en parcourant la campagne namuroise en voiture, je me suis fait la réflexion suivante: je préfère la campagne bucolique que la campagne politique...
Ensuite, je suis passé à une question plus terre à terre.

A quoi sert la campagne électorale et à qui?
En effet, on gaspille des centaines de milliers d'euros pour des congrès, des rencontres et des affiches.

On apprend à travers les sondages que les indécis sont entre 10 et 15 pourcents selon les endroits et que ceux qui ne sont pas indécis savent pour qui voter bien avant la campagne électorale.
On apprend également dans les journaux que les indécis ne s'intéressent que peu à la politique, ne se déplacent pas aux rencontres des candidats et que les affiches ne les influencent pas vraiment.

Que peut-on donc (un peu rapidement, je le concède) conclure:
1. Que les meetings et autres rencontres avec les candidats ne servent que pour ceux qui savent déjà pour qui voter, souvent même les militants. Une sorte de motivation des troupes pour la campagne.... alors que ladite campagne ne sert qu’à convaincre les convaincus... un peu le serpent qui se mord la queue, non?
2. Que les affiches mises dans les jardins privés permettent plus au particulier à montrer à son "candidat" qu'il le soutient (et le lui rappeler s'il est élu pour demander une contre-partie?) qu’au candidat à avoir un impact sur les passants qui passent…
3. Que les affiches mises dans les lieux réservés pour cela ont peu d'impact.

En bref, c'est un peu la tradition, c'est un peu folklore, soit mais sur le fond, les campagnes électorales actuelles étant d'un creux à faire pâlir la grotte de Han, à l'époque où on y passait encore en barque, il faudrait peut-être se demander si elles ont encore leur utilité en ces temps de crise.

Et si le net et les sites collaboratifs remplaçaient tout cela?

1 commentaire:

Francois a dit…

les meetings sont vitaux pour "motiver" (mettre en mouvement) les gens par différents aspects.

le net peut servir à relier les gens mais plus difficilement remplacer la pression sociale d'une dynamique de groupe.

Il suffit de penser aux stades des matchs de foot important : il y a 2 mondes entre le regarder à la télé et le vivre dans les tribunes.