05 mai 2009

Priorité à et dans l’enseignement : Yes, We Will !

Il est heureux de voir qu'en campagne électorale, l'enseignement est redevenu la priorité des partis politiques. Il est malheureux de voir que ce fut le cas lors des deux dernières campagnes régionales et que le résultat actuel laisse malgré tout à désirer.

Il est heureux de voir que certains partis pensent qu'il faut faire des économies grâce à une meilleure collaboration des réseaux. Il est malheureux de voir que les mêmes partis n'ont rien fait quand ils étaient au pouvoir pour que celle-ci survienne.

Il n'y a pas toujours besoin de plus d'argent mais souvent de mieux d'argent. Pourquoi ne pas commencer par ce qui pourrait déjà améliorer la qualité de l'enseignement mais ne demande pas plus de moyens: rendre aux enseignants la possibilité de « faire classe » et leur donner plus de mobilité, sur base volontaire, pour entretenir leur dynamisme ?

Quelques exemples de priorités pour ce faire ? Avec plaisir !
1. Pour les enseignants :
a. Positiver l'apprentissage, le rendre plus concret et redonner un travail et une image à l'enseignant qui dépassent le « donneur de points » pour devenir un « transmetteur de savoir ».
b. Permettre aux enseignants de tous les réseaux d'être mobiles en interne et vers les autres réseaux. En effet, est-il normal qu'un enseignant d'un réseau doive repartir de zéro en cas de changement?
c. Être strict lors de la formation des enseignants pour les cours piliers. Par exemple, l'orthographe est une base avec laquelle il faut être intransigeant car c'est un outil indispensable pour une bonne transmission du « savoir ».

2. Pour les élèves :
a. Dans les écoles « difficiles », instaurer un dialogue avec les élèves pour améliorer de commun accord la situation, afin que chacun trouve sa place selon son investissement et que le calme revienne pour ceux qui veulent apprendre.
b. Pour les perturbateurs plus âgés, il faut instaurer un dérivatif utile à la société (service civil, O.N.G's?) s'ils ne veulent plus d'école, tout en leur laissant la possibilité de revenir par après.
c. Améliorer l'orientation et l'information au sortir d'un tronc commun solide, afin que les études techniques et professionnelles soient enfin vues comme des filières qui ouvrent l'accès à des métiers passionnants et socialement valorisants plus que comme des filières par défaut....

3. Pour les parents :
a. Donner la priorité d'accès aux écoles par proximité géographique et pas tirage au sort.
b. Conforter l'école comme un « no man's land » où les parents n'ont pas accès et doivent passer par des délégués, des réunions de parents ou la direction en cas de problème.
c. Replacer les associations de parents en tant qu'acteur du débat.

4. Etc, etc...

Il y en a certainement d'autres... Le but n'est pas de donner des solutions « clé sur porte ». Il faudrait quasi des assises de l'enseignement pour vraiment retirer des solutions concrètes où tous les acteurs, élèves y compris, pourraient proposer de faire avancer le schmilblick.
Mais cela fait - par exemple - 20 ans qu'une véritable revalorisation du technique et du professionnel est dans les discours mais qu'aucun changement n'a été remarqué sur le terrain.
Il est temps, si pas trop tard. La catastrophe est là, il faudra un remède de cheval pour arranger les choses. D'autres de par le monde ont déjà appliqué des remèdes de ce type (Quebec, Finlande, etc.). Demain, on peut le faire aussi.

Ce n'est plus « Yes, We Can » (car cela, on le sait déjà), ce doit être: « Yes, We Will » !!!

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