02 avril 2004

Namur et le Grognon: de la difficulté d'exercer le pouvoir...

La majorité communale namuroise se trouve devant une certaine opposition vis-à-vis du projet du Grognon.
Les questions qui se posent sont les suivantes: quelle est la représentativité des opposants ? Que peuvent faire des hommes politiques responsables devant une telle opposition ? Pourquoi accepter des éventuelles modifications de dernière minute (tunnel près du casino) sur un projet à l'étude depuis des années ? Ces solutions alternatives n'auraient-elle pas pu être étudiées plus tôt ?
De nombreuses questions se posent dans ce projet mais les réponses ne sont pas simples !

Le problème principal n'est-il pas simplement double ?
- D'un côté, les namurois seront pendant des années encore opposés au nouveau parlement wallon et cela empoisonnera toujours le projet du Grognon. Pourquoi ? Simplement parce que lors d'un référendum, les namurois ont refusé tout gaspillage financier vu qu'un parlement rénové existait depuis peu de temps et qu'un nouveau parlement ne semblait pas réellement une priorité dans la situation économique actuelle. Si la population doit pouvoir se contenter de ce qu'elle a vu la conjoncture, elle considère que les responsables politiques doivent faire de même ! C’est une position compréhensible.
- De l'autre côté, comme le disait Anatole France, "Il n'y a pas de gouvernements populaires. Gouverner, c'est mécontenter."
En effet, il est difficile de "gérer la cité" pour le bien du plus grand nombre sans qu'une partie de la population ne se sente lésée.
Ce qu'il faut espérer, c'est que chacun prendra réellement les décisions dans le but de l'amélioration de la situation pour le plus grand nombre.

Gérer n'est pas facile, mais du moment que c'est fait honnêtement, je pense qu'il n'y a aucun mal à ne pas pouvoir satisfaire tout le monde...

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